MAROC
21/01/2019 14h:51 CET

Auxerre-Bzou Challenge: Un athlète franco-marocain se lance le défi de relier la France au Maroc en course à pied

“C’est la course de ma vie. Et à travers elle, je veux faire passer un message à tous les Marocains du monde".

D.R.
Un parcours de 2.500 kilomètres.

SPORT - Un challenge sportif et humain. L’athlète franco-marocain Abderrazzak El Badaoui va tenter le défi de sa vie au mois de juin prochain. En seulement quatre semaines, il parcourra plus de 2.500 kilomètres entre Auxerre (centre de la France) où il habite depuis 1988 et Bzou, le village marocain où il est né et où il a grandi.

“C’est un rêve de 20 ans”, confie au HuffPost Maroc l’athlète de 50 ans qui a déjà participé au Marathon des Sables. Ce rêve, c’est celui de combiner sa passion pour les marathons et son amour pour son village natal. “C’est là que tout a commencé. C’est ici que j’ai fait mes premiers pas. C’est un hommage à mon pays mais aussi au sport que je pratique depuis plus de 30 ans”, souligne Abderrazzak El Badaoui.

Le top départ sera donné le 5 juin prochain. Pendant un mois, l’athlète devra affronter 26 étapes. En France d’abord, où il passera par Clermont-Ferrand, Aumont-Aubrac, La Cavalerie, Autignac, Perpignan. La plus grosse partie de son périple se déroulera en Espagne, à Gérone, Cornellà de Llobregat, Tarragone, Vinaròs, Moncofa, Turis, Fuentealbilla, Barrax, Venta de los Santos, Mengíbar, Zuheros, Campillo de Arriba, Ronda, Algésiras. Enfin, il atteindra son village d’origine au Maroc en passant par Tanger, Larache, Kénitra, Rabat, Ain El Aouda, Khouribga et Souk Sebt Oulad Nemma.

Un défi sportif de taille

Pour atteindre ces 2.500 km, Abderrazzak El Badaoui devra courir, chaque jour, deux marathons soit entre 200 et 250 km par semaine. S’il est un habitué des compétitions (il a remporté deux fois la Corrida d’Auxerre et le championnat de l’Yonne de cross-country), ce challenge est un défi sportif de taille. “Je dois m’habituer à des changements sur le plan technique et physique, comme par exemple la vitesse de course”, explique-t-il. “Cela demande une grosse préparation, j’y travaille depuis six mois avec l’équipe technique”.

Pour pouvoir consacrer tout son temps à son entraînement, le sportif, qui est aussi agent hospitalier, s’est mis en disposition. “Je m’entraîne quotidiennement. Surtout le week-end, où je fais de longues sorties. Le plus dur dans ce challenge, c’est de se relever le lendemain.”

Sur le chemin, il sera accompagné par une équipe en camping-car et 4x4: infirmier, photographe, chauffeur, kinésithérapeute, sponsors. “Il y aura également un accompagnateur à vélo électrique. Parce qu’on a aussi pensé à l’environnement”, sourit l’athlète. “Le Maroc a quand même accueilli la COP 22 à Marrakech”.

Lier le sport à l’humanitaire

L’Auxerre-Bzou Challenge sera aussi une aventure humanitaire. “Courir pour courir, ce n’est pas ce qu’il y a de plus intéressant”, souligne le sportif. Abderrazzak El Badaoui ne viendra pas les mains vides sur sa terre natale. “L’objectif est de créer un partenariat avec l’école primaire de Bzou où je suis allé quand j’étais petit et l’école primaire où est scolarisée ma fille, en France”.

Cette initiative permettra de faire découvrir son village en France mais aussi de récolter des fournitures scolaires, qui parcourront le même chemin que Abderrazzak El Badaoui. “J’aimerais que ça permettre de créer un partenariat sur le long-terme, que ce soit un moyen d’échange entre les deux écoles”, ajoute-t-il.

“C’est la course de ma vie. Et à travers elle, je veux faire passer un message à tous les Marocains du monde. Peu importe où vous vivez, rappelez-vous du Maroc”, conclut le sportif. Cette aventure humaine sera à suivre en direct sur le site Auxerre-Bzou Challenge