MAROC
25/03/2018 20h:54 CET

Aux États-Unis, ces stars ont aussi répondu à l'appel des jeunes pour lutter contres les armes

Miley Cyrus, George et Amal Clooney, Demi Lovato ou encore Nina Dobrev...

ÉTATS-UNIS - Exaspérés par la répétition des fusillades dans leurs écoles, des centaines de milliers d’Américains sont descendus ce samedi 24 mars dans la rue pour une manifestation historique contre les armes à feu. A Washington, une marée humaine a investi les avenues entre la Maison Blanche et le Capitole. Un demi-million d’adolescents et d’adultes étaient attendus, avec comme mot d’ordre: “Plus jamais ça!”.

 

Plusieurs star ont répondu à l’appel des jeunes lors de cette “Marche pour notre vie”. Si certaines étaient sur scène lors d’un concert donné pour l’occasion, d’autres se sont carrément mêlées à la foule, à l’instar d’Amal et George Clooney, Nina Dobrev ou Paul McCartney.

Miley Cyrus, Demi Lovato et Ariana Grande ont pour leur part donné de leur voix pour montrer leur soutien au mouvement.

L’animateur phare Jimmy Fallon était également de la partie.

“Les personnes au pouvoir tremblent”

Plus de 800 marches étaient prévues dans d’autres villes des Etats-Unis et dans le monde avec, partout, la jeunesse en fer de lance. A New York, Atlanta, Chicago ou St. Paul (Minnesota), des milliers de personnes se sont rassemblées en fin de matinée pour afficher leur soutien au mouvement. L’événement national, baptisé “March for Our Lives”, “Marchons pour nos vies”, est une réaction spontanée au massacre le 14 février de 17 personnes dans un lycée de Floride.

La frustration est alimentée par l’inaction des législateurs et des pouvoirs publics, réticents à agir contre la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby des armes. De fait, les slogans étaient souvent politiques. “Faisons primer les USA sur la NRA”, a lancé David Hogg, un lycéen devenu l’un des porte-voix du mouvement, en appelant à faire sauter les verrous dans les urnes.

La possibilité de détenir une arme à feu est considérée par des millions d’Américains comme un droit constitutionnel aussi fondamental que la liberté d’expression. Cependant, cette fois, la tuerie commise par un ancien élève perturbé psychologiquement dans la ville de Parkland a soudé des lycéens s’identifiant comme “survivants”: depuis cinq semaines, ils sont omniprésents dans les médias.

“Si vous tendez l’oreille, vous pouvez entendre que les personnes au pouvoir tremblent”, a insisté David Hogg. “Nous allons en faire une question de vote, dans chaque élection, dans chaque Etat, dans chaque ville”.

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