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23/09/2019 16h:59 CET | Actualisé 23/09/2019 16h:59 CET

Aujourd’hui, les Algériens veulent édifier leur Etat

NurPhoto via Getty Images
Algerian protesters chant slogans during a protest rejecting Algerian election announcement for December 2019 in Algiers, Algeria, 20 September 2019. Algeria will hold elections on 12 December, after the July vote was postponed, amid political vacuum since president Abdelaziz Bouteflika resigned (Photo by Billal Bensalem/NurPhoto via Getty Images)

 

  1. A notre époque, et dans les conditions où se trouve l’Algérie de 2019, le projet de construction de l’Etat de droit n’est pas autre chose que l’ambition d’édifier un Etat.

  2. En effet, la qualification d’Etat d’une structure administrative et politique apparentée à l’Etat doit nécessairement répondre à certaines normes propres à chaque conjoncture historique.

  3. Dans la conjoncture historique actuelle, les Algériens veulent un Etat de droit parce que, d’une part, ils souffrent de l’absence d’Etat (le régime actuel, autoritaire et rentier, son administration, globalement soumise aux intérêts particuliers, et son mode de gouvernance, structuré par l’arbitraire et la corruption, ne constituent pas un Etat) et, d’autre part, parce que tout Etat incapable de garantir les droits et les libertés de tous les citoyens et le développement harmonieux du pays n’est ni désirable ni acceptable par le peuple en mouvement.

  4. C’est dans la mesure où les Algériens aspirent à édifier un Etat aux antipodes du système de pouvoir actuel que la révolution populaire pacifique du peuple algérien est aussi de nature démocratique. Elle porte en gestation la réalisation du potentiel incommensurable de l’énergie d’un grand peuple.

  5. Mais elle ne s’accomplira (après le départ du régime actuel, une transition démocratique cohérente et l’adoption d’une nouvelle Constitution) que dans l’immense chantier de la construction de l’Etat rêvé par les révolutionnaires de Novembre et réalisable par les révolutionnaires de Février.