TUNISIE
14/06/2019 16h:57 CET | Actualisé 14/06/2019 16h:58 CET

Au Rightscon, on n'oublie pas Zouhair Yahyaoui

Zouhair Yahyaoui est considéré comme la première victime de la police de l’Internet sous le régime de Ben Ali et était l'une des figures majeures contre la censure sur internet sous l'ancien régime.

Twitter/Rightsconespagnol

Alors que le Rightscon, le premier événement mondial sur les droit humains dans l’ère numérique, se déroule du 11 au 14 juin à Tunis, un tifo en hommage à Zouhair Yahyaoui, figure de la protestation contre la censure sur internet, sous le régime de Ben Ali a été accroché à la Cité de la Culture.

Largement saluée sur les réseaux sociaux, cette initiative vient rendre hommage au cyberdissident décédé le 13 mars 2005.

“Une bannière en l’honneur du cyber-activiste, Zouhair Yahyaoui au RightsCon Tunis: Quand l’injustice devient la loi, la résistance devient un devoir”.

 

Sous le pseudonyme Ettounsi, Zouhair Yahyaoui écrivait sur le site web satirique TuneZine, principalement en dialecte, protestant contre la censure et l’autoritarisme.

Né en 1967 et considéré comme la première victime de la police de l’Internet sous le régime de Ben Ali, il est mort le 13 mars 2005 suite à un arrêt cardiaque, quelques mois après avoir été libéré de prison, où il avait passé un an et demi.

 

Lors de ces obsèques en 2005, un hommage posthume avait été rendu par Mustapha Ben Jaafar, ancien président de l’Assemblée nationale constituante, proposant de faire du 13 mars une “journée de la liberté d’expression sur internet”. Cette journée a été depuis 2012, décrétée par l’ancien président Moncef Marzouki.

 

Voici un passage d’un des écrits d’Ettounsi à sa sortie de prison:

“Depuis j’ai tendance à épeler le mot P.R.I.S.O.N. comme suit: Punitions, Représailles, Intolérance, Sévices, Outrages et Non-sens. A un compagnon de cellule qui n’arrêtait pas de regretter et de vanter les vertus de son court passage dans une prison occidentale je répliquais: “Eux ils ont une prise on, nous une prise off”...

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