05/02/2019 14h:44 CET | Actualisé 05/02/2019 14h:44 CET

Au Maroc, le taux de chômage passe sous la barre des 10% en 2018

Légère baisse du taux de chômage l'année dernière.

Stringer . / Reuters
Des ouvriers sur le chantier de la ligne de TGV Casablanca-Tanger.

ÉCONOMIE - Le taux de chômage a connu une légère baisse l’année dernière. Il est passé, entre 2017 et 2018, de 10,2% à 9,8% au niveau national, selon une note d’information du Haut-Commissariat au Plan (HCP) publiée ce mardi 5 février. 

112.000 postes d’emploi ont été créés, 91.000 en milieu urbain et 21.000 en milieu rural, contre 86.000 un an auparavant. Le milieu urbain est cependant davantage touché par le chômage: le taux de chômage s’élève à 14,2% contre 3,5% en milieu rural. En termes de création d’emplois par secteur, les services arrivent en tête avec 65.000 emplois créés, suivis du secteur de l’agriculture, forêt et pêche (19.000), les BTP (15.000) et le secteur de l’industrie y compris l’artisanat (13.000).

Entre 2017 et 2018, les baisses les plus importantes du taux de chômage ont été relevées parmi les personnes ayant un diplôme (-0,8 point), les femmes (-0,7 point) et les jeunes âgés de 15 à 24 ans, milieu rural et milieu urbain confondus (-0,5 point), relève le HCP. En revanche, les hausses les plus importantes du taux de chômage ont été enregistrées parmi les diplômés des facultés (+0,6 point) et les jeunes citadins âgés de 15 à 24 ans (+0,4 point). 

Les diplômés laissés pour compte

Les taux de chômage les plus élevés sont relevés parmi les femmes avec 14% (contre 8,4% parmi les hommes), les diplômés avec 17,1% (contre 3,5% parmi les personnes n’ayant aucun diplôme), et les jeunes âgés de 15 à 24 ans avec 26% (contre 7,2% parmi les personnes âgées de 25 ans et plus), précise le HCP.

Le taux de chômage des détenteurs d’un diplôme de formation professionnelle
(23,3%) est supérieur aussi bien à celui des diplômés de l’enseignement général
(15,4%) qu’à celui de l’ensemble des diplômés âgés de 15 ans et plus (17,1%). Il est nettement plus élevé parmi les femmes (34,2%) que les hommes (19,1%) et parmi les citadins (23,7%) que les ruraux (18,1%).

Guelmim et l’Oriental, régions les plus touchées par le chômage

Toutes les régions du Maroc ne sont pas logées à la même enseigne en termes de chômage. Ainsi, les taux les plus élevés sont enregistrés dans les régions de Guelmim-Oued Noun (18,9%) et de l’Oriental (16,3%), souligne le HCP.

“Avec moins d’acuité, quatre autres régions dépassent la moyenne nationale (9,8%) à savoir Laâyoune-Sakia El Hamra (13,5%), Rabat-Salé-Kénitra (11,8%), Casablanca-Settat (10,6%) et Souss-Massa (10%)”, précise le même source. Les taux de chômage les plus bas sont observés dans les régions de Béni Mellal-Khénifra et de Drâa-Tafilalet, avec respectivement 5,4% et 5,9%.

En termes de création nette d’emplois, trois régions tirent le marché de l’emploi vers le haut: Marrakech-Safi, qui a enregistré la création de 38.000 emplois, suivie du Grand Casablanca-Settat (28.000 emplois) et de la région de Drâa-Tafilalet (17.000 emplois). Ces trois régions ont ainsi créé près des trois quarts (74,1%) des postes d’emplois en 2018.