ALGÉRIE
10/04/2019 10h:58 CET | Actualisé 10/04/2019 12h:58 CET

Au lendemain de la nomination de Bensalah chef d'Etat par intérim: le rejet massif des Algériens

Salim Mesbah pour le HuffPost Agérie

La nomination de Abdelkader Bensalah à la tête de l’Etat pour une période de 90 jours suivant l’article 102 de la Constitution est accueillie avec un “non” massif des Algériens.

Après la première manifestation des étudiants hier, c’est au tour de tous les syndicats et universitaires de rejeter cette politique du fait accompli.  “Nous avons exprimé le 5 avril notre rejet d’une transition menée par les 3 B, nous n’allons pas changer d’avis aujourd’hui. La solution du 102 est rejetée dans son ensemble est dans le détail”, affirme une quinquagénaire qui dit sortir aujourd’hui car elle refuse que ses enfants vivent sous le même système qu’elle a enduré. 

A la Grande-Poste où se sont rassemblés déjà des étudiants et quelques syndicats, la police a commencé à user des gaz lacrymogènes avant de se retirer.

L’esplanade de l’édifice est, désormais, noire de monde.

Les syndicalistes qui ont parcouru la rue Hassiba-Benouali pour rallier la Grande-Poste, lieu du rassemblement, sont déjà bloqués au niveau du boulevard du Colonel Amirouche. La police refuse de leur céder le passage et use des gaz lacrymogènes.

Alger n’a pas le monopole de cette nouvelle contestation focalisée sur le rejet de Bensalah, fraichement nommé chef d’Etat par intérim et les deux autres B (Bedoui-Belaïz).

A Bordj Bou Arreridj, la ville d’où est partie le 11 février dernier la toute première manifestation contre le 5e mandat, les gens n’ont pas attendu 10 h pour sortir exprimer leur colère. Dès 8h du matin, ils étaient déjà des milliers à investir la rue. 

 A Ouargla dans le sud du pays, les universitaires sont sortis également rejeter les “solutions de bricolages”. 

A Batna, les manifestants sont sortis très nombreux exprimer le rejet de la solution des 3B. Le centre-ville a été envahi par des manifestants contre le trio Benslah-Bleaiz-Bedoui.   

A M’sila, les habitant sont également répondu présent. Ils sont ainsi sortis pour exiger le départ de Abdelkader Bensalah.

A Tizi Ouzou, les personnels des cours de justice ont entamé une marche pacifique contre la désignation du président du Conseil de la nation au poste de Chef de l’Etat par intérim.

 Nous y reviendrons avec plus d’informations...