ALGÉRIE
17/11/2015 07h:22 CET | Actualisé 17/11/2015 07h:25 CET

Attentats: l'ONU appelle les pays à ne pas revenir sur leurs promesses d'accueil de migrants

AFP
Des migrants et des réfugiés arrivent sur l'île grecque de Lesbos le 17 novembre 2015

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a appelé mardi les Etats à ne pas revenir sur leurs promesses d'accueil de migrants et réfugiés, essentiellement des Syriens qui arrivent en Grèce, après les attentats de Paris.

Nous sommes préoccupés par les réactions de certains Etats qui veulent mettre fin aux programmes mis en place, revenir sur leurs engagements pris pour gérer la crise des réfugiés, ou proposent d'ériger des barrières ou des clôtures, a déclaré une porte-parole du HCR, Melissa Fleming, lors d'un point de presse.

Les réfugiés ne devraient pas devenir des boucs émissaires et ils ne doivent pas devenir les victimes secondaires de ces tragiques événements, a-t-elle ajouté.

Cet appel intervient alors que le parlement hongrois a donné mardi son feu vert au Premier ministre populiste Viktor Orban pour intenter une action en justice contre les quotas de répartition de réfugiés entre Etats membres, décidés par l'Union européenne.

La Hongrie, tenante d'une ligne dure contre les migrants, a érigé une clôture barbelée à ses frontières serbe et croate et est un des opposants les plus déterminés au plan de répartition de 160.000 réfugiés décidé par l'UE cet automne. En date du 12 novembre moins de 150 réfugiés ont effectivement été relocalisés depuis l'Italie et la Grèce vers d'autres pays européens.

Selon le HCR, 820.318 migrants et réfugiés ont traversé la Méditerranée pour rejoindre l'Europe en 2015, et la très grande majorité- près de 674.000- est passée par la Grèce et les îles de la mer Egée. 3.470 sont morts ou portés disparus, lors de la pire crise migratoire en Europe depuis 1945.

L'écrasante majorité de ceux qui arrivent en Europe fuient les persécutions et menaces liées au conflit, a relevé Mme Fleming.

Elle a également appelle les Européens à mettre en place de véritables centres d'accueil - appelés hot spots - pour les migrants et réfugiés en Grèce, et non dans les îles grecques de la mer Egée qui n'ont pas la capacité de les accueillir et les enregistrer correctement. Ces centres permettraient, a-t-elle précisé, de véritablement identifier les personnes et de s'assurer qu'elles ne représentent pas une menace.

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