MAROC
22/01/2019 16h:04 CET

Attentats du 13 novembre 2015 à Paris: interpellation de trois membres de la famille d'un des kamikazes

Parmi eux, sa mère d'origine marocaine.

ASSOCIATED PRESS
Photo d'archives. Commémoration des attaques du 13 novembre 2015.

TERRORISME - Des membres de la famille de l’un des kamikazes ayant perpétré les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis ont été interpellés ce mardi 22 janvier, dans l’Est de la France, rapporte l’AFP. Ils ont été placés en garde à vue dans le cadre des investigations sur ces attaques qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés.

Il s’agit de la mère, d’une sœur et d’une demi-sœur de Fouad Mohamed-Aggad, un des trois kamikazes de la salle de spectacle Le Bataclan, précise l’agence de presse qui cite des sources proches de l’enquête. La soeur du terroriste avait “de longue date des signes d’un islam très radical”, a indiqué Christian Gliech, le maire de la ville de Wissenbourg où elle a été interpelée. 

C’est dans cette ville que vivait le terroriste Fouad Mohamed-Aggad, âgé de 23 ans au moment des faits, soulignait Le Figaro après les attentats. Il vivait avec sa mère, d’origine marocaine, ses deux soeurs et son frère. Son père, d’origine algérienne, avait divorcé il y a une dizaine d’années. “Le jeune homme, qui a grandi en Alsace, était parti en Syrie, fin 2013, avec un groupe de jeunes radicalisés d’un quartier à Strasbourg”, rappelait le quotidien français. Il était fiché S. 

Un autre membre de cette famille, le frère du kamikaze, purge actuellement une peine de neuf ans de prison pour “association de malfaiteurs en vue de commettre un acte de terrorisme”.

Au total, douze hommes sont poursuivis dans le cadre de ce dossier instruit à Paris et dont le procès devrait s’ouvrir en 2020.

La détention provisoire de Salah Abdeslam, seul survivant présumé des commandos qui ont perpétré les attentats, arrive théoriquement à échéance en mai 2020, quatre ans après son incarcération en mai 2016. Le dossier doit donc impérativement être bouclé avant cette date, fait-on observer. Compte tenu notamment du temps nécessaire à la rédaction de l’ordonnance finale, les juges d’instruction se sont donné jusqu’à septembre 2019 au plus tard pour achever leurs investigations.