ALGÉRIE
23/03/2016 05h:23 CET | Actualisé 23/03/2016 05h:36 CET

Attentats de Bruxelles: L'UE a laissé la sécurité lui échapper

ASSOCIATED PRESS
People write hundreds of messages on the asphalt at Place de la Bourse in the center of Brussels to mourn for the victims of todays attack, Tuesday, March 22, 2016. Bombs exploded at the Brussels airport and one of the city's metro stations Tuesday, killing and wounding scores of people, as a European capital was again locked down amid heightened security threats. (AP Photo/Martin Meissner)

Le Premier ministre australien Malcolm Turnbull a estimé mercredi que l'Union européenne avait laissé la sécurité lui échapper, mettant en cause l'accord de Schengen et la libre-circulation au lendemain des attentats de Bruxelles.

France, Allemagne et Pays-Bas ont renforcé leurs contrôles aux frontières avec la Belgique dans la foulée des attaques revendiquées par l'Etat islamique qui ont fait une trentaine de morts et plus de 200 blessés.

Tout en reconnaissant qu'il incombait à l'UE de fixer ses propres règles, M. Turnbull a affirmé que les mesures australiennes de protection des frontières et de sécurité intérieure étaient beaucoup plus fortes qu'en Europe qui, malheureusement, a laissé la sécurité lui échapper.

Cette faiblesse des mesures de sécurité en Europe n'est pas étrangère aux problèmes qu'elle a connus récemment, a-t-il dit à l'Australian Broadcasting Corporation, dans une allusion aux vagues de migrants qui fuient la Syrie en direction de l'Europe.

M. Turnbull a ajouté que la zone de libre circulation de Schengen, qui rassemble 26 pays européens, dont 22 des 28 pays membres de l'UE, signifiait que les gens peuvent librement se déplacer en Europe, ce qui pose des défis en matière de sécurité, en plus de frontières extérieures très poreuses, comme nous en avons eu beaucoup d'exemples.

Ces dispositions ont des conséquences en matière de sécurité, a-t-il par ailleurs déclaré aux journalistes à Sydney.

Le principe de la libre circulation au sein de Schengen et la qualité du contrôle de son espace ont été de plus en plus remis en cause ces derniers mois en raison de l'incapacité des Européens à faire face à la crise migratoire et des attentats de Paris en novembre.

L'Australie est elle aussi confrontée à la menace terroriste et à la problématique du risque de retour que posent ses ressortissants partis combattre en Syrie et en Irak dans les rangs de l'EI.

Les opérations et patrouilles de sécurité ont été renforcées dans chacun des aéroports désignés dans la foulée des attentats de Bruxelles, a annoncé dans un communiqué la police fédérale australienne.

Les renseignements australiens estimaient en février que 110 Australiens se trouvaient alors dans les rangs de l'EI en Syrie et en Irak, et que jusqu'à 49 autres auraient trouvé la mort dans ce conflit.

L'Australie a été le théâtre de trois attentats depuis qu'elle a relevé en septembre 2014 le niveau d'alerte antiterroriste au cran le plus élevé.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.