TUNISIE
08/07/2018 16h:00 CET

Attentat terroriste à Jendouba: Sous le choc, le monde politique accuse

Des condamnations fusent de partout

“Ce qui s’est passé aujourd’hui est un séisme politique !” , indique Said Aïdi, ancien ministre de la Santé et fondateur du parti Béni Watani. “Deuil pour les âmes de nos martyrs de la Garde nationale et deuil pour ce gouvernement stérile”, dit-il dans un post publié sur sa page Facebook, à la suite de l’attaque terroriste à Jendouba, tuant six agents de la garde nationale.

De son côté, le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi, a exprimé son chagrin et ses condoléances aux familles des martyrs, après cette attaque terroriste.

Dans un post relayé par certains médias, le responsable de Nidaa Tounes a souligné la nécessité d’unir toutes les forces afin de soutenir l’institution sécuritaire, et ce loin des tiraillements politiques et des calculs étroits.

Par ailleurs, le mouvement Ennahdha a publié un communiqué dans lequel il condamne  fortement cette  “attaque terroriste lâche”.

“Le terrorisme n’a pas d’avenir en Tunisie,” martèle le parti en ajoutant que grâce à la conscience et la maturité du peuple tunisien en plus de la détermination des forces sécuritaires et militaires, ce fléau sera éradiqué, tôt ou tard. 

L’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) a, également, réagi à cette attaque terroriste, la plus meurtrière depuis plus de deux ans.

″Mais est-ce que nous allons se contenter, comme à chaque fois, de présenter des condoléances et le terrorisme bat son plein?” se demande-t-elle. 

La centrale patronale a, par ailleurs, condamné, dans un communiqué l’attentat terroriste perpétré contre une patrouille de la Garde nationale à Jendouba, à quelques kilomètres des frontières algériennes. Elle a exprimé son soutien et ses condoléances aux familles des victimes.

Mohsen Marzouk, le secrétaire général de Machroua Tounes, a saisi l’occasion pour imputer la responsabilité de ce qui s’est passé à “ceux qui jouent avec l’Etat comme un enfant joue avec un jouet.” “Nous parleront d’eux directement après, sachant qu’ils n’ont pas eu le courage auparavant pour assumer leurs responsabilités et je ne crois pas qu’ils auront le courage aujourd’hui de les assumer,” lance-t-il. 

″À l’annonce de l’attentat qui vient de frapper tragiquement des martyrs de la Garde Nationale, je fais part, au nom du gouvernement français , de la très vive émotion qui s’empare de tous ceux qui dans le monde luttent et lutteront pied à pied contre le terrorisme,” note l’ambassadeur de France à Tunis, Olivier Poivre d’Arvor, dans un post publié sur sa page Facebook.

Attristé par la nouvelle, Poivre d’Arvor souligne l’engagement de la France à soutenir la Tunisie dans ces moments pénibles.

« Le sang de nos sécuritaires et les larmes de leurs familles sont de la responsabilité de ceux qui ont collaboré avec “al-Ikhwān” (les frères musulmans) pour ancrer le terrorisme et former une pépinière politique durant le règne de la Troïka » a indiqué, pour sa part, la présidente du PDL, Abir Moussi.

Le ministère de l’Intérieur indique, dans un communiqué rendu public, qu’une patrouille de la Garde frontière, à Ain Soltane (gouvernorat de Jendouba), est tombée dans une embuscade, dimanche vers 11h45, sur la bande frontalière avec l’Algérie. Une mine a explosé lors du passage de la patrouille faisant 6 morts parmi les gardes nationaux.

Cette action terroriste intervient alors que le ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, a été démis de ses fonctions le 6 juin dernier.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Twitter.

Retrouvez le HuffPost Tunisie sur notre page Instagram.