MAROC
19/09/2019 16h:11 CET

Assises de l'INDH: Le roi Mohammed VI appelle à investir plus dans le développement humain

Dans un discours lu, ce jeudi, par le ministre de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit.

MAP
Assises INDH

DÉVELOPPEMENT HUMAIN - Dans un message adressé aux participants de la première édition des Assises nationales du développement humain, et lu par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, le roi Mohammed VI a souligné l’importance d’investir dans les aspects immatériels du développement humain. C’est “une condition nécessaire pour l’édification du Maroc de demain”, a précisé le souverain. 

Parmi les aspects évoqués par le message royal: la petite enfance qualifiée d’“axe majeur” dans l’édification d’un avenir meilleur. Lu, ce jeudi, en ouverture des Assises de l’INDH (l’Initiative nationale pour le développement humain), portant sur le thème “Développer la petite enfance, un engagement envers l’avenir”, le message royal a estimé que le Maroc doit relever ce “défi” pour tracer des “perspectives prometteuses aux générations montantes, en leur offrant de nouvelles opportunités”. 

Si le royaume a déployé des “efforts considérables pour la prise en charge de la petite enfance, en réduisant le taux de mortalité chez les femmes enceintes et les enfants, en résorbant le retard de croissance, en améliorant l’alimentation et l’accès à l’enseignement préscolaire et aux soins de santé”, l’état des lieux atteste d’“un déficit significatif à ce niveau”. Et pour cause, “une faible coordination de l’élaboration des politiques publiques et l’absence de convergence, de cohérence des interventions”, a rappelé le message royal, précisant que les “disparités spatiales et socio-économiques” creuse encore plus ce “déficit”. 

INDH, levier majeur du développement social

Alors, pour y remédier, l’INDH “constitue un modèle à suivre, par ses interventions transversales et son rôle de levier majeur du développement social”, a affirmé le souverain. Et d’estimer que l’INDH permet de “mutualiser les efforts, de renforcer les mécanismes de la dynamique participative au niveau territorial, de coordonner les politiques publiques dans le cadre d’une stratégie échelonnée selon un échéancier rigoureusement défini, déployée sur plusieurs fronts, cohérente dans ses dimensions économique, sociale, éducative et culturelle”.

Pour le souverain, une bonne mise en œuvre du programme dédié à la petite enfance permettra de remédier aux facteurs responsables des inégalités, par un ciblage rigoureux des catégories concernées, issues de milieux pauvres et démunis. Il se dit tout aussi convaincu de l’importance de la “vision nouvelle” que souhaite adopter l’INDH et appelle à “rester constamment fidèle à cet esprit lors de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques publiques sociales”.

Par ailleurs, le roi Mohammed VI a mis l’accent sur l’impératif de mener auprès des personnes cibles des campagnes de sensibilisation à l’importance de ce sujet, en insistant sur ses retombées positives pour l’enfant, la famille, la société. Des efforts qui devront s’accorder aux orientations énoncées dans le message royal adressé aux participants à la Journée nationale sur l’enseignement préscolaire.

Lors de ces assises, le souverain a également insisté, dans son message, sur “les questions de gouvernance, de financement, de formation pour que, in fine, soit améliorée la qualité des prestations sociales, que soient encouragées la libre entreprise et la créativité, que soit suscitée une prise de conscience accrue chez les catégories ciblées”. Et de rappeler que les principes fondamentaux de ce projets doivent prendre en compte les “impératifs d’équilibre, de justice, d’équité, tout en écartant les obstacles induits par la pauvreté et l’exclusion sociale”.