ALGÉRIE
11/02/2019 14h:57 CET | Actualisé 12/02/2019 08h:10 CET

Assassinat de Assil dans sa chambre à Alger: Sit-in des étudiants à la faculté de médecine

Les étudiants de la faculté de médecine ont exprimé ce lundi leur ras-le-bol après l’assassinat d’un de leurs camarades dimanche soir, dans sa chambre à la résidence universitaire de Ben Aknoun, à Alger. Ils se sont rassemblés ce lundi 11 février 2019 devant la faculté pour protester contre l’insécurité, dont Assil Betala a payé le prix. 

Des centaines d’étudiants en médecine se sont d’abord rassemblés dans l’enceinte de la faculté. Certains brandissaient des pancartes dénonçant ce crime hideux et l’insécurité dans les cités universitaires et des établissements hospitaliers.

Les protestataires ont par la suite marché vers la cité universitaire où Assil a été tué. Après avoir été empêché par des forces de l’ordre, ils ont été autorisés à sortir de la faculté.

L’étudiant Assil, originaire de Bordj Bou Arreridj, était en troisième année de médecine à la faculté d’Alger. Son corps gisait dans une marée de sang lorsqu’il a été découvert dans la soirée de mardi par ses camarades. 

 

Des médias affirment la victime aurait été surprise vers 19H par deux individus, étrangers à la cité universitaire et actuellement recherchés. Ils l’auraient égorgé et pris les clés de sa voiture. Une information démentie par le Directeur de la cité,  M. Zoubi Abid, qui a affirmé que le coupable n’était autre que le camarade de la victime. 

Dans une déclaration à Dzaïr News, il a expliqué que les agents de la sécurité ont vu le camarade de la victime sortir en vitesse de la résidence au volant de la voiture de Assil. “Ils l’ont arrêté et lui ont retiré les documents de la voiture avant qu’il ne prenne la fuite”, a-t-il expliqué. 

Son décès a choqué et suscité l’émoi des étudiants, notamment ses camarades.

Sur les réseaux sociaux, ils sont très nombreux à dénoncer l’insécurité que subissent les étudiants en médecine puis les médecins dans l’exercice de leurs fonctions, regrettant l’absence des forces de l’ordre, “très nombreuses, pourtant, lorsqu’il s’agit de réprimer toute revendication”.

Facebook/Algerian Doctors