TUNISIE
23/10/2018 11h:42 CET | Actualisé 23/10/2018 11h:43 CET

Assassinat de Jamal Khashoggi: Erdogan dénonce un "crime politique" et donne de nouveaux détails

Le président turc a appelé les autorités saoudiennes à lever le voile sur la mort du journaliste Jamal Khashoggi

Anadolu Agency via Getty Images

Face aux élus de son parti réunis au parlement Turc, le président Recep Tayyip Erdogan a révélé certains détails sur l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au cœur du Consulat saoudien à Istanbul.

Rappelant que cet assassinat a eu lieu à Istanbul, Erdogan a affirmé que son pays avait le droit de mener son enquête, ajoutant que son pays demandera des comptes à tous ceux qui sont impliqués dans l’assassinat du journaliste saoudien”.

Revenant sur les détails de l’opération, le président turc affirme que l’assassinat de Khashoggi était prévu depuis plusieurs jours par un groupe de saoudiens. Ce groupe composé de 15 personnes est arrivée en Turquie à bord de deux avions différents et se sont retrouvés au Consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul.

 

Avant l’assassinat, “un groupe saoudien composé de trois personnes est arrivé à Istanbul et a exploré la forêt de Belgrade (située à Istanbul) et d’autres zones de la province de Yalova” a-t-il affirmé.

 

Quant au moment de l’assassinat, Erdogan affirme que ce groupe serait rentré au consulat, le même jour que Khashoggi, sauf que ce dernier n’en est jamais ressorti et aucune trace de lui n’a été retrouvée: “Le disque dur a été retiré des caméras du consulat le jour du crime” a-t-il déploré soulignant au passage “l’incompétence” du consul saoudien à Istanbul.

“Nous disposons de fortes preuves que le meurtre était un acte délibéré et non une coïncidence” a-t-il estimé qualifiant l’assassinat de Khashoggi de “crime politique” et appelant à “la formation d’une commission internationale indépendante sur la question de Khashoggi”.

Mettant à mal la version saoudienne, le président turc soupçonne la participation de collaborateurs turcs dans cet assassinat demandant à Riyad de lever le voile sur leurs identités et appelant au jugement,à Istanbul, de 18 détenus dans cette affaire, par l’Arabie Saoudite.

Il s’est par ailleurs demandé pourquoi les Saoudiens n’ont pas révélé jusqu’à présent l’emplacement du corps de Khashoggi, malgré la reconnaissance de sa mort.

“Il est fort probable que le traité de Vienne, régissant le travail des missions diplomatiques et consulaires, soit mis sur la table” a-t-il martelé affirmant être convaincu que le roi Salman collaborera dans l’enquête.

 

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