ALGÉRIE
25/08/2019 16h:47 CET | Actualisé 25/08/2019 16h:49 CET

Arrivée surprise du chef de la diplomatie iranienne à Biarritz

USA TODAY

Mohammad Javad Zarif, le chef de la diplomatie iranienne est arrivé à l’improviste dimanche à Biarritz, où le président français Emmanuel Macron et ses pairs européens tentaient de convaincre Donald Trump de faire un geste pour sauver l’accord sur le nucléaire iranien, d’autant que les principaux acteurs de cette crise sont réunis à Biarritz.  

Dans la matinée, le président français, qui essaie de convaincre Washington d’alléger les sanctions sur le pétrole iranien en échange d’un retour de Téhéran à ses engagements, avait cru pouvoir annoncer l’accord des Sept ― Donald Trump compris ― pour parler à l’Iran d’une même voix. “Nous nous sommes mis d’accord sur ce qu’on va dire sur l’Iran. Il y a un message du G7 sur nos objectifs, et le fait qu’on les partage évite les divisions”, avait assuré Emmanuel Macron sur la chaîne de télévision LCI/TF1. “Nous avons acté d’une communication commune et d’une décision d’action qui permet de réconcilier un peu les positions”, a-t-il ajouté. Mais deux heures plus tard, Donald Trump jetait un pavé dans la mare en lançant lapidairement : “Je n’ai pas discuté de cela”.

Trump adoube Boris Johnson

Sur un autre sujet qui fâche, le Brexit, Donald Trump a épaulé ostensiblement le nouveau Premier ministre britannique Boris Johnson dans le bras-de-fer qui l’oppose aux Européens sur le Brexit. “C’est l’homme qu’il faut pour faire le travail”, a-t-il lancé lors de leur première rencontre dimanche, autour d’un petit déjeuner, lui promettant un “très grand accord commercial” dès que Londres aura quitté l’UE. Avec une accolade chaleureuse à son homologue américain, Boris Johnson a aussi affirmé que les deux pays allaient conclure un “fantastique accord commercial une fois les obstacles écartés”.

La Russie attendra

Les sept dirigeants se sont aussi entendus pour “renforcer le dialogue et la coordination” sur les crises actuelles avec la Russie, tout en estimant qu’il était “trop tôt” pour la réintégrer dans un G8, selon une source diplomatique.

La Russie a été exclue du G8 en 2014 après l’invasion de la Crimée. Mais Donald Trump est plutôt favorable à son retour, à contrecourant de ses pairs.