ALGÉRIE
10/12/2018 13h:34 CET

Armement: La Russie devient le deuxième plus grand producteur au monde

Mikhail Metzel via Getty Images

Les entreprises russes ont grimpé au deuxième rang mondial des ventes d’armes et de services à caractère militaire en 2017, grâce à une croissance de 8,5% par rapport à l’année précédente, selon un rapport publié lundi 10 décembre.

Le document, établi par Sipri (Stokholm International Peace Research Institute), indique que la Russie a dépassé le Royaume Uni qui occupe la deuxième place depuis 2002, derrière les Etats Unis dont les ventes d’armes ont progressé de 2% sur la même période.

La progression russe s’explique notamment par les commandes de l’armée russe pour la modernisation de ses forces armées. Avec 9,5% des ventes mondiales en 2017, Les contrats des 10 entreprises russes qui figurent dans le top 100 mondial ont atteint 37,7 milliards de dollars.

“Almaz-Antey, qui était déjà la plus grande entreprise de production d’armes de Russie, a augmenté ses ventes de 17% en 2017, pour atteindre 8,6 milliards de dollars”, précise Alexandra Kuimova, assistante chercheuse au programme
Armes et Dépenses militaires du SIPRI.

Côté américain, Lockheed Martin continue de dominer largement les ventes mondiales avec 44,9 milliards de dollars en 2017. 

“L’écart entre Lockheed Martin et Boeing –les deux plus grands producteurs d’armes au monde– est passé de 11 milliards de dollars en 2016 à 18 milliards de dollars en 2017”, explique Aude Fleurant, directrice du programme Armes et Dépenses militaires du SIPRI.

Au total, les ventes des 42 sociétés américaines dans le top 100 mondial de Sipri se son élevées à 226,6 milliards de dollars, soit 57% des ventes mondiales.

“Les entreprises américaines bénéficient directement de la demande actuelle en armes du Ministère américain de la Défense”, ajoute encore Mme. Fleurant.

A noter que la base de données de Sipri, créée en 1989, ne contient pas d’informations sur les entreprises chinoises, “par manque d’informations disponibles qui permettraient d’effectuer une estimation raisonnable des ventes d’armes réalisées depuis 2002.”