MAROC
07/06/2018 18h:24 CET

Arabie saoudite: Des drones remplacent les mannequins dans un défilé de mode

Les robes qui volettent à travers la salle n'ont pas laissé insensibles les réseaux sociaux.

BBC

INSOLITE - Les visiteurs d’un salon de la mode, organisé cette semaine à Jeddah, ont pu assister à un défilé peu commun. Pour présenter les nouvelles collections pour femmes des maisons de couture en Arabie Saoudite, les organisateurs du salon ont choisi d’utiliser des drones au lieu faire appel à des mannequins.

“L’idée est de rajouter des touches simples mais jolies qui créent une bonne ambiance ramadanesque avec les drones mais aussi avec la décoration et les stands où nous avons essayé d’être créatifs”, explique, à BBC Arabi, Ali Nabil Akbar, un des organisateurs du salon.

Robes, abayas et sacs accrochés à des drones (très bruyants) papillonnent au dessus du podium sous les yeux ébahis des visiteurs. 

L’événement insolite a vite atteint les réseaux sociaux, où les internautes semblaient partagés entre étonnement et indignation. Si certains se prononcent contre l’idée de remplacer des femmes par des drones, beaucoup s’amusent de ces images insolitse, comparant l l’événement à un défilé de fantômes.

“Celui qui a eu cette idée devrait travailler à la NASA!”

“Ce défilé de mode est trop drôle. Ils n’avaient pas le droit d’avoir des mannequins femmes.”

“Un défilé de mode en Arabie Saoudite. Je pensais que c’était un film d’horreur.”

Mais le salon saoudien n’a pas été le premier à utiliser des drones pour un défilé de mode. Dolce and Gabbana avait déjà eu recours à ces petits engins télécommandés, en février dernier lors de la Fashion Week de Milan. La maison de couture n’avait cependant présenté que les sacs de sa collection automne/hiver 2018-2019.

La ville de Jeddah avait accueilli en février dernier le tout premier défilé public d’Arabie Saoudite. En mars, le royaume avait également organisé sa toute première Fashion Week à Riyadh, où seules les femmes pouvaient participer. Une interdiction d’utiliser les réseaux sociaux avait également été imposée.