TUNISIE
22/11/2018 15h:21 CET

Après leur rencontre l'ARP: "Nous ne resterons pas les bras croisés" prévient Taboubi, Ennaceur appelle au dialogue

“En Tunisie aujourd’hui, nous travaillons pendant un mois et sommes payés l’équivalent d’une semaine de travail”

Facebook / مجلس نوّاب الشّعب Assemblée des Représentants du Peuple

“La situation est dangereuse” a affirmé le président de l’Assemblée des représentants du peuple Mohamed Ennaceur, après sa rencontre avec le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) Noureddine Taboubi, jeudi, en marge d’une grève générale des agents de la fonction publique.

“Nous avons discuté et avons conclu que personne ne doute de la légitimité des revendications des travailleurs et des agents de la fonction publique ” s’est exprimé Ennaceur appelant au dialogue.

Affirmant que le droit à la grève est un droit reconnu par la constitution, Mohamed Ennaceur estime que “jusqu’à ce jour, nous avons réussi à dépasser nos problèmes par le dialogue. Celui-ci est nécessaire (...), il nous permettra de dépasser ces difficultés quelque soit leur envergure” dit-il ajoutant que cela a également été revendiqué par le secrétaire général de l’UGTT Noureddine Taboubi.

“Le pays a besoin d’espoir, a besoin d’aller vers l’avenir. Et cet espoir doit être donné au peuple. Nos difficultés sont nombreuses mais nous avons la conviction de pouvoir les dépasser par le dialogue et rien que le dialogue”.

De son côté, le secrétaire général de l’UGTT a affirmé avoir réussi à faire passer son message aux présidents des blocs parlementaires et au président de l’ARP.

“Nous avons discuté de la prochaine étape, puisque l’UGTT ne restera pas les bras croisés” a déclaré Taboubi, qui a rapelé que samedi se réunira la commission administrative nationale qui statuera sur les suites à donner à cette grève. 

Il a par ailleurs espéré que, suite à cette réunion, des solutions seront trouvées face à la situation sociale difficile des travailleurs.

“En Tunisie aujourd’hui, nous travaillons pendant un mois et sommes payés l’équivalent d’une semaine de travail” a-t-il fustigé, estimant que les salaires perçus aujourd’hui ne peuvent plus contribuer à offrir le minimum aux familles tunisiennes tout en faisant pression sur le gouvernement: “Les coalitions au pouvoir se sont succédées, à chaque parti d’assumer ses responsabilités. Les Tunisiens ne leur ont pas de donner de chèques en blanc” a-t-il conclu.

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