MAROC
28/01/2019 15h:41 CET

Après le papier toilette, des internautes pensent lire "Allah" sur des Nike et s'insurgent

La marque à la virgule n'en est pas à sa première polémique.

BUZZ - Les polémiques se suivent... et se ressemblent. Après le papier toilette vendu par Marks & Spencer, sur lequel des clients ont cru voir écrit “Allah”, c’est désormais Nike qui se trouve dans le viseur d’internautes musulmans en colère. Lancée mi-janvier sur la plateforme Change.org, une pétition appelle la célèbre marque d’articles sportifs à retirer du marché mondial des “chaussures offensantes portant le nom d’Allah” sur la semelle.

CHANGE.ORG

Une partie du logo présent sur le modèle incriminé, des Nike Air Max 270, ressemblerait au mot “Allah” en arabe, selon Saiqa Noreen, l’internaute à l’origine de la pétition signée par plus de 6.000 personnes à ce jour.

Un “scandale” selon elle, puisque le nom de Dieu sera “sûrement piétiné, frappé à coups de pied et souillé de boue ou même de crasse”. “C’est irrespectueux et extrêmement offensant pour les musulmans et insultant pour l’islam”, écrit-elle encore, invitant Nike à “rappeler immédiatement cette chaussure offensante et blasphématoire ainsi que tous les produits dont le logo ressemble au mot Allah.”

Le logo, lu dans le bon sens, serait plutôt une version stylisée et contractée des mots “Air Max”. Selon le tabloïd britannique The Sun, un porte-parole de Nike a d’ailleurs déclaré: “Nike respecte toutes les religions et nous prenons au sérieux les préoccupations de cette nature. Le logo Air Max a été conçu pour être une représentation stylisée de la marque Nike Air Max. Il est conçu pour refléter uniquement la marque Air Max. Toute autre signification ou représentation perçue est non intentionnelle”.

Ce n’est pas la première fois que Nike est accusée d’utiliser un logo ressemblant au nom d’Allah. En 1997, l’enseigne avait été contrainte de rappeler 38.000 paires de baskets dans le monde entier. Des Britanniques s’étaient scandalisés de l’utilisation d’un logo en forme de flamme qui, selon eux, ressemblait au mot Allah.

DR

En plus de rappeler les baskets, la marque à la virgule avait fait un don de 50.000 dollars à une école élémentaire islamique aux États-Unis, utilisé pour la création d’un terrain de jeu.

En 1995, le fabricant avait dû retirer un panneau publicitaire près de l’université de Californie du Sud, à Los Angeles. On y voyait le basketteur américain John Williams, star locale, avec la légende: “Et ils l’appelaient Allah”, le surnom donné par ses fans.

“Nous regrettons profondément toute offense commise envers la communauté musulmane. Notre tentative ici était de représenter nos athlètes dans leur véritable essence”, avait alors déclaré un porte-parole de Nike.