01/08/2018 11h:14 CET | Actualisé 01/08/2018 11h:14 CET

Après le boycott, Centrale Danone lance une consultation nationale sur le prix du lait frais pasteurisé

Pour trouver "le prix juste et équitable".

Centrale Danone/Facebook

ÉCONOMIE - Un mois après la venue au Maroc du PDG de Danone, Emmanuel Faber, pour tenter de désamorcer la crise, la branche marocaine de l’entreprise laitière française annonce le lancement d’une consultation nationale.

Objectif: comprendre les besoins des consommateurs, épiciers, éleveurs et fournisseurs et trouver, entre autres, “le prix juste et équitable” du lait frais pasteurisé. Une manière de répondre aux revendications exprimées pendant la campagne de boycott lancée en avril contre divers produits de consommation, dont les produits laitiers de Centrale Danone.

“Baptisée ‘Ntwaslo w Nwaslo’ (Dialoguons pour aller de l’avant), cette campagne d’écoute et de consultation se déroulera jusqu’au 15 août avec différentes actions sur le terrain et sur internet”, annonce la société dans un communiqué publié mardi 31 juillet.

Dès ce mercredi 1er août, 1000 salariés de Centrale Danone rencontreront des consommateurs et épiciers “pour les écouter et discuter avec eux pour faire remonter leurs propositions”, indique Centrale Danone.

Des consultations publiques auront lieu à Marrakech le 1er août, à Casablanca le 3 août, à Tanger le 5 août et à Meknès le 7 août. Une cinquième consultation est prévue le 9 août. Le choix de la ville (Rabat, Kénitra ou Agadir) sera soumis au vote.

Une plateforme sera également mise en ligne pour expliquer la démarche de Centrale Danone, synthétiser les échanges et permettre à ceux qui le veulent de s’exprimer sur les propositions mises en débat, précise l’entreprise. “Les propositions retenues seront ensuite étudiées pour annoncer le nouveau modèle du lait frais pasteurisé Centrale à la rentrée”, conclut-elle.

Le boycott des produits laitiers a entraîné une baisse d’environ 40% des ventes de Centrale Danone au deuxième trimestre 2018 et les tendances négatives devraient se poursuivre au deuxième semestre selon la directrice financière du groupe, Cécile Cabanis.

Lors de sa venue au Maroc fin juin, le PDG du groupe avait annoncé que le lait frais pasteurisé serait désormais vendu à prix coûtant et que la société ne réaliserait donc aucun profit dessus.