MAROC
16/11/2018 10h:20 CET | Actualisé 16/11/2018 11h:02 CET

Après la libération de Tariq Ramadan, l'une des plaignantes craint pour son "intégrité physique"

L'islamologue possède des "gens dévoués, corps et âme, aveuglés, qui sont dangereux".

Le HuffPost

JUSTICE - La cour d’appel de Paris a ordonné jeudi la mise en liberté sous contrôle judiciaire de Tariq Ramadan, incarcéré depuis sa mise en examen le 2 février pour des viols qu’il conteste.

La libération de l’islamologue suisse de 56 ans est soumise au versement préalable d’une caution de 300.000 euros. Tariq Ramadan, qui devra remettre son passeport suisse, aura interdiction de quitter le territoire, d’entrer en contact avec les plaignantes et certains témoins.

Ce vendredi 16 novembre, l’une de ces plaignantes a témoigné sur Europe 1 (à écouter plus bas), disant désormais craindre pour son “intégrité physique” après la libération de l’islamologue.

“Ce n’est pas sa libération qui me fait peur, dans le sens où monsieur Ramadan ne fait jamais les choses lui-même lorsqu’il s’agit de menace et de harcèlement. Il envoie toujours des gens le faire faire pour lui, dit-elle à la radio. Ce sont ces gens dévoués, corps et âme, aveuglés, qui sont dangereux.” “Le fait de laisser sortir monsieur Ramadan, veut dire, dans leur tête: ‘nous avons une impunité totale’, ce qui est problématique”, alerte cette plaignante.

 

“L’une des plaignantes a été agressée plusieurs fois. Moi, j’ai été victime de crachats, de coups d’épaule, d’insultes. On m’a suivi, raconte-t-elle. Et ça, c’était quand il était enfermé et, dans leur tête, présumé coupable. Maintenant que, dans leur tête, il est présumé innocent, imaginez ce qui va se passer pour nous.” “Je pense que maintenant, ils vont essayer d’atteindre mon intégrité physique”, conclut-elle.

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost France.