MAROC
17/09/2018 10h:38 CET | Actualisé 17/09/2018 10h:44 CET

Après la France, Tariq Ramadan poursuivi à Genève

La plaignante avait accusé l'islamologue en avril dernier de “séquestration, contraintes sexuelles et cruauté”.

MEHDI FEDOUACH via Getty Images

JUSTICE - “Cinq mois après la plainte d’une Suissesse contre l’islamologue, suivie d’une enquête de police, le Ministère public retient contre lui le viol et la contrainte sexuelle”, révèle ce dimanche 16 septembre La Tribune de Genève. L’ouverture de l’instruction a été décidée le 7 septembre dernier, poursuit le journal suisse. “Présumé innocent, l’islamologue n’a pas encore été entendu par la justice suisse”, précise par ailleurs La Tribune de Genève.

Prévenu de viol et contrainte sexuelle, Tariq Ramadan a été accusé de séquestration, contraintes sexuelles et cruauté le 13 avril dernier, auprès du ministère public de Genève, par une femme désignée sous le prénom de “Brigitte” et qui a entendue par la justice suisse fin juin dernier.

La plaignante accuse Tariq Ramadan de l’avoir violée et séquestrée en 2008, dans un hôtel de Genève, une rencontre organisée suite à plusieurs échanges virtuels. Musulmane convertie âgée à l’époque d’une quarantaine d’années, elle dit avoir traversé alors une période de “difficultés familiales”. 

L’ouverture de cette instruction en Suisse s’ajoute aux deux mises en examen en France à l’encontre de Tariq Ramadan. Ce dernier est également accusé par une troisième femme qui affirme avoir subi de multiples viols entre 2013 et 2014 en France, à Bruxelles et à Londres.

En détention provisoire depuis plusieurs le mois de février à la prison Fresnes, l’islamologue sera confronté demain, mardi 18 septembre, à l’une des plaignantes françaises, dont le pseudonyme “Christelle” est utilisé dans les médias. Âgée de 42 ans, convertie à l’islam et souffrant d’un handicap aux jambes, elle avait dénoncé une agression sexuelle d’une extrême violence. Des accusations que dément l’islamologue.