MAROC
16/03/2019 10h:34 CET

Après Christchurch, des musulmans partagent des images de mosquées pleines à craquer

Ces musulmans ont voulu montrer qu'ils n'avaient pas peur de se rendre à la prière du vendredi après l'attaque terroriste qui a frappé la Nouvelle-Zélande.

Le HuffPost
Après Christchurch, des musulmans partagent des images de mosquées pleines à craquer.

CHRISTCHURCH - L’attaque de deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, n’a pas ébranlé leur foi. Plusieurs musulmans, américains et canadiens, ont partagé des images de mosquées pleines à craquer après le drame, avec le hashtag #MyMosque, à l’appel d’une organisation américaine musulmane, MPower Change, comme le rapporte Le HuffPost américain.

Pour rappel, l’attaque terroriste a entraîné la mort d’au moins quarante-neuf personnes, venant des quatre coins du globe, selon la première ministre australienne, qui a notamment cité “le Pakistan, la Turquie, l’Arabie Saoudite, le Bangladesh, l’Indonésie et la Malaisie”.

“Face à cette tragédie indicible, une petite action que nous pouvons entreprendre consiste à partager des photos de nos mosquées et des services de prière sur les médias sociaux avec le hashtag #MyMosque. Nous sommes # UnapologicallyMuslim [NDLR: musulmans assumés] - et nous ne serons pas découragés ni intimidés”, explique ainsi l’organisation, sur Twitter.

39 victimes de l’attaque de Christchurch toujours hospitalisées

Cet appel a ainsi été suivi par de nombreux fidèles.

L’auteur du carnage, un extrémiste australien, a été inculpé ce samedi 16 mars, pour meurtre par un tribunal néo-zélandais. Brenton Tarrant, 28 ans, est apparu menotté et vêtu de la tenue blanche des prisonniers pour une brève audience à laquelle seule la presse pouvait assister, pour raisons de sécurité. L’ancien instructeur de fitness et “fasciste” autoproclamé est resté impassible lorsque son inculpation lui a été signifiée.

Non loin du tribunal, 39 personnes sont toujours hospitalisées pour des blessures reçues lors du carnage. Parmi les blessés figurent un garçon de deux ans et une fillette de quatre ans, évacuée dans un état critique vers un plus grand établissement.

Cet article a initialement été publié par le HuffPost France.