ALGÉRIE
21/08/2019 13h:41 CET

Apportant son soutien au panel, Ali Benflis pour une Présidentielle dans les plus brefs délais

RYAD KRAMDI via Getty Images

 Ali Benflis n’a pas changé d’avis : le scrutin présidentiel est sa “meilleure” solution pour la crise politique du pays.  Une position réaffirmée et assumée ce mercredi à l’issue de sa rencontre avec les membres du panel présidé par Karim Younes au siège de son parti Talaie El Hourriyet.

L’ancien candidat aux présidentielles de 2004 et 2014 a tenu une conférence de presse pour rendre publique la teneur de ses discussions avec les membres du panel. Une rencontre au cours de laquelle Ali Benflis a réaffirmé que “la présidentielle est la voie la plus réaliste, la moins longue, la moins risquée et la moins coûteuse pour le pays aux plans politique, sécuritaire, économique et social”. L’ancien chef du gouvernement de Abdelaziz Bouteflika conditionne, toutefois la tenue de ce scrutin par la réunion de certaines conditions. Des “conditions politiques, institutionnelles et légales et un environnement favorable, pour la tenue d’un scrutin permettant, pour la première fois, au peuple algérien, d’exercer librement le choix de son Président de la République sans que sa volonté ne soit dévoyée”.

Au passage, le président de Talaie El Hourriyet apporte son soutien à la démarche du Panel et de ses objectifs qui doit satisfaire “les demandes légitimes de la révolution démocratique pacifique qui vont dans le sens de la nécessaire modernisation politique du pays et de la transformation de l’Etat National en Etat de droit”.

Face au panel, Ali Benflis a expliqué que la réussite du dialogue et la tenue de l’élection présidentielle doit impérativement réunir quatre conditions. La première est “la création d’un environnement apaisé pour le succès du scrutin et des signaux forts de la part des autorités quant à la volonté de garantir la régularité, la transparence et l’intégrité du scrutin”.

La deuxième est le “départ du gouvernement en place et son remplacement par un gouvernement de compétences nationales pour gérer les affaires courantes.” 

La troisième est la création d’une “autorité électorale indépendante investie de toutes les prérogatives”. Et enfin “la révision de la législation électorale actuelle pour garantir un scrutin impartial, régulier et transparent”.

Au sujet de l’option de la “constituante”, réclamée par certaines formations politiques et personnalités nationales, le leader de Talai Al- Houriet a réaffirmé devant le panel ses réserves quant à cette option, jugée ”à risque car elle multiplie les impasses, et prolonge la durée de la crise”.

Enfin, M Benflis a réaffirmé son soutien à l’option d’un mandat de transition au cours duquel le prochain président élu pourra mettre lancer les chantiers “d’un changement de régime politique”, “d’une transition démocratique” et “l’élaboration d’une nouvelle Constitution.”.