TUNISIE
27/06/2018 14h:59 CET | Actualisé 28/06/2018 13h:30 CET

Appel à créer un Code des libertés individuelles et à cesser l'impunité des appels au meurtre

La Colibe fait face à un déchainement de violence de certains de ses opposants.

NurPhoto via Getty Images

Faisant face à une campagne virulente allant jusqu’à un déchainement de violence sur les réseaux sociaux, les membres de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe), invités par certains médias, tendent de clarifier les approximations et la cacophonie qui entourent les propositions émises dans leur rapport, remis au président de la République le 8 juin. Parmi lesquelles, le fait que la Colibe considère que la circoncision des enfants est une forme de torture et appelle à cesser cette pratique. Or il n’existe aucune trace dans le rapport d’une telle proposition de ladite commission. (Ci-dessous). 

“Tout le monde a le droit de critiquer ou de refuser les propositions de la Colibe mais le mensonge n’est pas acceptable. L’histoire de la circoncision des enfants  est un mensonge, qui dénote du degré d’immoralité de ceux qui la propagent”

Certains, à l’instar des journalistes Thameur Mekki et Elyes Gharbi dénoncent l’immobilisme de la présidence de la République face à cette campagne de dénigrement. (ci-dessous) 

 

“La présidence a un devoir éthique et politique envers cette commission”, écrit Thameur Mekki. 

“C’est aussi le rapport du président de la République et c’est son devoir de monter au créneau lui et son cabinet (...)ils l’ont fait pour des détails de l’actualité, pourquoi ne le feraient-ils pas pour ce rapport?”, ajoute Elyes Gharbi. 

Dans ce cadre également, l’association tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD) a publié un communiqué, mercredi 27 juin, pour soutenir les membres de la Colibe face à la violence dont ils font face. “On veut un État moderne, pas un État qui incite à la haine”, clame l’organisation féministe. 

L’ATFD dénonce les appels au meurtre contre les membres de la Colibe et plus spécifiquement contre sa présidente Bochra Bel Haj Hmida. Elle appelle ainsi l’État à réagir en mettant fin à l’impunité de ceux qui sont derrière ces appels à la violence. 

L’ONG se félicite également du travail accompli par la Colibe en appuyant ses propositions vers plus d’égalité et de garanties pour les libertés individuelles. Dans ce cadre, elle appelle à créer un Code spécial régissant les libertés individuelles. 

 

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