ALGÉRIE
04/10/2018 14h:50 CET | Actualisé 04/10/2018 15h:12 CET

Bouhadja raconte comment les députés s'accaparent les voitures de l'APN

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Sommé de démissionner par les chefs des groupes parlementaires de l’alliance présidentielle RND, MPA, TAJ, et le FLN, Saïd Bouhadja, Président de l’Assemblée populaire nationale (APN), a écarté toute éventualité de se soumettre à ce “mouvement primitif”.

Dans un entretien accordé au quotidien El Watan, il a rejeté les accusations de mauvaise gestion. Il a défendu son travail depuis sa nomination à la tête de l’APN, en racontant, par exemple, comment des députés s’accaparaient de 3, 4 à 5 véhicules de services à la fois avant qu’il ne mette fin à cette “anarchie”. 

Interrogé sur une éventuelle démission, Saïd Bouhadja a affirmé qu’il lui est “impossible” de s’incliner devant “un mouvement primitif qui veut geler les activités de l’Assemblée nationale et porter atteinte à la stabilité de l’institution”.

Il a accusé les chefs des groupes parlementaires de l’alliance présidentielle, qui ont gelé leurs activités depuis le limogeage du secrétaire général de l’Assemblée, d’attenter ”à l’image du pays et aux réformes du Président”. 

Il s’est défendu contre leur accusation de mauvaise gestion, affirmant qu’ils ont eux-mêmes envoyé des lettres de remerciements pour le “remercier pour sa méthode de travail et ses résultats”.

Saïd Bouhadja a surtout expliqué que les protestataires lui reprochent d’avoir mis fin à l’anarchie au sein de l’institution depuis sa nomination à la tête de l’APN.

Outre le limogeage du SG de l’APN, M. Bouhadja a évoqué la situation de confusion générale qui régnait à l’Assemblée, citant par exemple le nombre de l’effectif ou la distribution des voitures de service. 

Il a ainsi révélé que des députés prenaient jusqu’à cinq véhicules, d’autres trois, etc. Il a aussi fait savoir qu’il a interdit les recrutements pour palier à un surplus d’une ... centaine d’employés.