TUNISIE
11/01/2019 18h:21 CET | Actualisé 11/01/2019 18h:22 CET

Anniversaire de la révolution: Le président de la République accorde une grâce à 2160 détenus

Il aurait également appelé à fournir une plus grande protection à Mustapha Khedher.

2160 détenus ont été graciés par le président de la République, Béji Caïd Essebsi, vendredi. Cette grâce présidentielle qui intervient à l’occasion du 8ème anniversaire de la Fête de la Révolution a mené à la libération de 521 prisonniers alors que les autres bénéficieront d’une réduction de leur peine, annonce la Présidence de la République dans un post publié sur sa page Facebook.

D’après la même source, le président Caïd Essebsi a décidé d’approuver la proposition de la commission concernant le prolongement de la période de travail avec les mesures exceptionnelles pour amnistier des personnes détenues dans des affaires de chèque sans provision.

Ces décisions ont été formulées après avis du ministre de la Justice Mohamed Karim Jamoussi en se référant aux résultats des travaux de la commission de l’amnistie.

Selon Mosaïque Fm, parmi les graciés figure l’étudiant prisonnier de la prison civile de Borj el Amri qui a réussi, récemment, à décrocher son master en Philosophie avec mention très bien. Ce dernier avait soutenu son mémoire de Master le 15 décembre dernier à l’institut supérieur des sciences humaines de Tunis (Institut Ibn Charaf) en présence des membres de sa famille. Il a obtenu une note de 18 sur 20. 

Par ailleurs, le président de la République aurait profité de l’occasion pour demander au ministre de la Justice et au directeur des prisons de fournir une protection plus renforcée à Mustapha Khedher, principal accusé par le comité de défense dans les assassinats de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, rapporte Mosaïque Fm.

Incarcéré à la prison civile de Borj El Amri, ce dernier serait menacé de mort. D’ailleurs, le chargé des affaires politiques de Nidaa Tounes Borhen Bsaies a appelé, jeudi via sa page Facebook, à protéger Kherdher et a noté que sa vie est en danger. 

“Je garderai pour moi l’analyse sur cet homme et le rôle qu’il a joué sur tout ce qui se dit... Ce que je peux par contre confirmer c’est que la sécurité physique de Mustapha Khedher est une question d’une extrême importance. Il m’a lui même confirmé qu’il ressentait une volonté de l’éliminer” , indique-t-il.

En marge d’une conférence de presse tenue, jeudi, le comité de défense avait affirmé que le juge d’instruction du 12ème bureau en charge du dossier des assassinats de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi a accusé Mustapha Khedher de meurtre avec préméditation et de 22 autres accusations et ce sur la base de l’examen de certains documents saisi dans la “chambre noire” du ministère de l’Intérieur. 

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