ALGÉRIE
20/09/2019 11h:49 CET | Actualisé 20/09/2019 15h:36 CET

Amnesty international appelle le pouvoir à libérer "immédiatement" les détenus politiques

Abdelaziz Boumzar / Reuters
Police officers stand guard as demonstrators shout slogans during a protest demanding the removal of the ruling elite in Algiers, Algeria September 13, 2019. REUTERS/Abdelaziz Boumzar

L’organisation Amnesty International a fustigé jeudi 19 septembre 2019 la décision du chef de l’Etat-Major d’interdire l’accès à la capitale aux manifestants venus des autres wilayas.

“Les autorités algériennes ne doivent pas bloquer l’accès des manifestant.e.s à Alger, le 20 septembre, et doivent mettre fin aux arrestations arbitraires dans un contexte de répression croissante qui a conduit à l’arrestation de dizaines de manifestant.e.s ces 10 derniers jours”, a indiqué Amnesty International dans un communiqué.

 Cette ONG a rappelé la recrudescence du nombre d’arrestations de manifestant.e.s pacifiques. “Depuis le 11 septembre, au moins 37 étudiant.e.s, militant.e.s politiques et autres militant.e.s de la société civile ont été arrêté.e.s. Si certains ont été libérés, au moins 24 sont toujours en détention”.

Amnesty rappelle ensuite le discours du chef d’état-major de l’armée Ahmed Gaid Salah, qui a orgonné à la gendarmerie nationale de «“saisir et d’imposer des amendes aux véhicules et autocars ” qui se dirigent vers la capitale pour la manifestation du vendredi.

“La reprise des arrestations arbitraires généralisées visant des groupes d’activistes politiques et autres de la société civile indique clairement que le droit à la liberté de réunion et d’expression est toujours sérieusement menacé en Algérie”, estime Heba Morayef, directrice régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.

La même responsable rajoute que “les autorités algériennes doivent reconnaître que les appels pacifiques des manifestants en faveur d’un changement radical ne disparaîtront pas. Ils doivent écouter les manifestant.e.s pacifiques au lieu d’essayer de les réprimer”.

Cette ONG exige ainsi que “toutes les personnes détenues uniquement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression, d’association ou de réunion pacifique doivent être libérées immédiatement et sans condition et toutes les charges retenues contre elles doivent être abandonnées”.