MAROC
02/10/2018 12h:07 CET | Actualisé 02/10/2018 12h:08 CET

Amnesty International appelle le Maroc à enquêter sur les circonstances de la mort de Hayat

Mais aussi sur les blessures graves de ses trois compagnons de voyage.

ullstein bild via Getty Images

ENQUÊTE - Alors que sept personnes devraient bientôt être jugées à Tétouan dans l’affaire du “Go-Fast”, Amnesty International appelle ce lundi les autorités marocaines à mener “une enquête complète et indépendante autour des circonstances de la mort de Hayat sur un bateau intercepté par la marine royale marocaine”, alors que la jeune femme tentait de rejoindre le 25 septembre dernier de manière clandestine l’Espagne. 

Le court texte accompagnant le tweet s’accompagne d’un autre texte qui demande d’inclure dans l’enquête les trois autres citoyens marocains gravement blessés lorsque la marine royale a ouvert le feu sur une embarcation de type go-fast, au large de Fnideq. Un texte de l’armée affirme que les tirs contre le “go-fast” étaient des “tirs de semonce” qui ne visaient pas les occupants. 

Depuis le décès mardi soir dernier de la jeune femme, des manifestations dans sa ville natale, à Tétouan, ont créé une vive émotion. Sur Twitter, le hashtag #Quiadonnélordre a notamment été partagé par de nombreux internautes qui réclament des explications à la marine marocaine quant aux circonstances entourant le décès de Hayat et les blessures graves dont souffrent trois de ses compagnons de voyage. 

 

La mort de la jeune fille intervient en pleine crise économique et sociale dans une région qui connaît depuis quelques semaines une hausse spectaculaire des départs illégaux vers l’Europe, relayés par des vidéos massivement partagées sur les réseaux sociaux.