TUNISIE
20/06/2019 12h:54 CET

Amendement de la loi électorale: "Il n’appartient pas à la France de se prononcer sur ce vote souverain" affirme le Quai d'Orsay

Le ministère français des Affaires étrangères a indiqué renouveler "sa confiance dans le peuple et les institutions tunisiennes"

CLEMENS BILAN via Getty Images

Le Quai d’Orsay a refusé, mercredi, de s’exprimer sur l’amendement de la loi électorale par l’Assemblée tunisienne des représentants du peuple, adoptée mardi.

Lors d’un point de presse, le ministère français des Affaires étrangères a répondu à une question interrogeant sur “le bon sens” d’une telle réforme avec “le risque de mise à l’écart de candidatures” potentielles aux prochaines élections.

En réponse le Quai d’Orsay affirme qu’ “il n’appartient pas à la France de se prononcer sur ce vote souverain” rappelant que la “France réitère son soutien à la Tunisie, pays ami et partenaire privilégié. Elle renouvelle sa confiance dans le peuple et les institutions tunisiennes et salue la vitalité démocratique tunisienne dont les élections générales de l’automne constitueront un temps fort”.

Le ministère français des Affaires étrangères a également indiqué que “la France participera à la mission d’observation électorale de l’Union européenne et entend continuer à apporter tout son soutien à la Tunisie, dans le respect de son indépendance et de ses institutions”.

Mardi, l’Assemblée des représentants du peuple a adopté plusieurs amendements à la loi électorale. Parmi les principaux points adoptés figurent la baisse du seuil électoral de 5 à 3%, la suppression de l’exclusion des ex-RCD de la direction des bureaux de vote, le refus des candidatures et annulation des résultats des candidats ou des listes ayant exercé une activité interdite aux partis politiques durant l’année précédant le scrutin ainsi que l’exclusion de tout candidat ayant un discours en contradiction avec les règles de la démocratie et les principes de la constitution.

Certains de ces amendements excluraient de facto certains candidats de la course électorale, ce qui a provoqué une vive polémique en Tunisie.

Plusieurs députés à l’instar d’Ons Hattab ou de Zouheir Maghzaoui ont annoncé leur intention de faire un recours contre ce projet de loi devant l’l’Instance Provisoire de Contrôle de Constitutionnalité des Projets de Lois.

 

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Twitter.

Retrouvez le HuffPost Tunisie sur notre page Instagram.