ALGÉRIE
16/03/2019 17h:56 CET

Ali Ghediri veut la tenue des élections "début mai au maximum"

RYAD KRAMDI

Ali Ghediri revient à la charge. Deux jours après avoir constaté la “mise sous archive” des dossiers des candidats par le Conseil constitutionnel, l’ex-général-major et retraité du MDN a dénoncé l’interruption du processus électoral et exprimé sa “conviction qu’il est toujours possible de revenir à la raison et d’organiser ces élections”.

Dans un communiqué publié ce samedi 16 mars 2019, Ali Ghediri a réitéré que les élections présidentielles ont été reportées sur la base “d’un décret présidentiel sans fondement légal”. 

Il a affirmé avoir “contesté cette décision anticonstitutionnelle” en “descendant dans les rues tout comme les millions d’Algériens”, puis a rappelé avoir “prévenu contre les dangers que représentait” cette interruption du processus électoral.

Le candidat à la candidature aux présidentielles reportées a rajouté qu’il “est toujours possible de revenir à la raison et d’organiser ces élections avec le différé technique qu’a imposé la décision de leur report”.

“En tout état de cause la date arrêtée ne saurait aller au-delà du début du mois de mai”, avance-t-il.

 Jeudi, l’ex-général-major avait accusé le Conseil constitutionnel d’avoir “entériner une violation grave de la loi régissant (les élections) pour des considérations politiques subjectives”.

“Le régime politique a usé et abusé des pouvoirs que lui confère la constitution dans le seul but de sauver un système politique arrivé à son terme et que le peuple rejette”, avait-il écrit. 

Ali Ghediri était l’un des derniers candidats à la candidature à ne pas s’être retiré avant le report des présidentielles par le président sortant Abdelaziz Bouteflika. Il a même perdu son Directeur de campagne, Mokrane Aït Larbi, qui “a préféré rejoindre le mouvement populaire” quelques jours plus tôt.

Le retraité du MDN a d’ailleurs été hué vendredi 08 mars 2019 par des citoyens algériens à Alger-Centre.