ALGÉRIE
13/04/2019 16h:56 CET

Ali Benflis propose une sortie de crise facilitée par l'armée

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Au lendemain du 8 e vendredi de manifestation contre le régime en place, Ali Benflis président de Talaie El Hourriyet  a plaidé, ce 13 avril, pour une sortie de la crise politique actuelle “facilitée” par l’armée sans qu’elle en soit “l’ordonnatrice”.

 

Dans un communiqué publié sur la page facebook du parti, Ali Benflis a indiqué que l’attachement “inébranlable” du mouvement populaire à sa revendication portant sur le départ du régime “n’est ni une lubie, ni un caprice”. Pour lui, quatre postulats peuvent permettre une sortie de crise dans “des délais raisonnables” s’ils parviennent à réunir une “entente politique la plus large sur un certain nombre de postulats de base”. 

Le président de Talaie El Hourriyet souligne que le “premier postulat suppose que nous sortions du piège de la solution constitutionnelle pure, opposée à la solution politique pure”.

Dans le traitement de cette crise, indique encore Ali Benflis, “nous devons aller aussi loin que possible, sur la voie constitutionnelle. Mais dès qu’une impasse apparait sur cette voie, nous devons avoir la lucidité et le courage de la surmonter par le recours à la voie politique la plus acceptable pour tous”, écrit-il.

Le deuxième postulat, lit-on encore dans le courrier de Benflis, “part du constat de ce que le peuple n’entend pas entrer dans une nouvelle étape avec des figures anciennes dont il considère le maintien comme une atteinte à l’intégrité de sa révolution et comme une couverture à la pérennité d’un régime politique qu’il veut effacer de la mémoire collective au plus tôt”.

“Le troisième postulat, impose de reconnaître que l’application combinée des articles 7, 8 et 102 de la constitution, a fait l’objet d’une large acceptation comme base de sortie de la crise”, indique-t-il encore.

L’application des articles 7 et 8 de la Constitution, précise l’ancien chef du Gouvernement, “ne peut en aucune manière conduire à une violation des dispositions de la constitution, bien au contraire, elle offrirait une couverture constitutionnelle solide à la partie politique de la solution de la crise”.

Quant au quatrième postulat, il commande, selon Benflis “que soit reconnue l’incapacité des instituions en place, à contribuer au règlement de la crise”. Ces instituions, explique le président de Talie El Hourriyet, font partie du “problème à résoudre et ne peuvent absolument pas être partie prenante dans la solution recherchée”.

Pour lui, “seule l’institution militaire peut aider à parvenir à cette solution comme l’exige son devoir patriotique et le sens élevé qu’elle a de ses responsabilités nationales. Il n’est pas attendu de nos forces armées qu’elles soient l’ordonnateur de la sortie de crise, mais qu’elles remplissent un devoir de facilitation, d’accompagnement, de garantie et de protection de la solution de la crise”.