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08/11/2014 06h:23 CET | Actualisé 08/01/2015 06h:12 CET

Algérie: Le spectre de la récession guette

"C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches" Victor Hugo.

Un baril à moins de 80 dollars nous y sommes déjà. Selon les experts, on est déjà dans le rouge. "La capacité de l'Algérie à maintenir ses équilibres budgétaires et ses engagements sociaux, soit assurer la paix sociale et politique reste de fait très incertaine". Tant 98 % de nos exportations tiennent des hydrocarbures.

Ma hantise et sûrement celle de nous tous, est que le prix du baril continue à baisser. J'en avais fais part à un ami médecin de mes inquiétudes. Et pour lui, à l'aise et à l'abri du besoin, il n'y a pas à trop dramatiser, "nous emprunterons de nouveau de l'argent".

Effectivement nous serons de nouveau obligés de solliciter les banques mondiales dont le FMI, le Fonds Monétaire International. Mais c'est connu là où passe le FMI c'est toujours désastreux, nous en avons d'ailleurs fait l'amère expérience en 1994 de ses conditions draconiennes, qui sont: Privatiser toujours et réduire les dépenses publiques.

Je me souviens que pour faire baisser juste la dette algérienne de 19 milliards à 15 milliards de dollars, il fallait rembourser 117 milliards de dollars en services de la dette. C'était un véritable racket.

Alors la perspective d'y aller de nouveau fait si peur. Les conditions de vie des couches défavorisées seront très affectées.

L'Islande en disant non au Fmi s'en était brillamment sorti et la Grèce obligée d'accepter le recours au FMI patauge à ce jour dans la crise.

N'est il pas temps de penser à des changements salutaires comme le préconisent depuis tant de temps les politiques et les spécialistes?

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