ALGÉRIE
09/04/2019 11h:08 CET | Actualisé 09/04/2019 12h:46 CET

Alger: la 7e marche des étudiants réprimée, la police use du gaz lacrymogène

De retour des vacances de trois semaines imposées par l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, les étudiants marchent pour un 7e mardi consécutif contre le pouvoir en place à Alger. Aujourd’hui 09 avril 2019, ils ont été empêchés  de se rendre à la Place Audin par les forces de l’ordre, qui ont maintes fois usé du gaz lacrymogène et des canons à eau.

Les étudiants de différentes facultés ont commencé à se rassembler vers 09H30 devant la Grande-Poste. Comme chaque semaine, ils ont entamé leur marche sous le siège du RND, à la rue Pasteur.

Pour ce 7e mardi de manifestation, les étudiants ont réitéré leurs slogans contre le gouvernement de Noureddine Bedoui, exprimant leur détermination à maintenir la pression jusqu’au départ “de la bande”. Ils ont également rejeté le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, nommé ce matin. Ils scandaient ainsi “talaba rafidhoun” et “3issabat el cocaine”.

Certains, tout en exprimant leur soutien à l’ANP, ont fait part de leur rejet de Gaïd Salah, Chef d’Etat-Major.

Quelques mètres plus loin, à la rue Pasteur, ils été empêchés de se rendre à la Place Audin via le Tunnel des Facultés. Les forces anti-émeutes les ont sommés de redescendre vers la rue Didouche et de rebrousser chemin à la Grande-Poste.

Deux cordons ont été mobilisés, à l’entrée du Tunnel Facultés et en bas de la principale entrée de la Faculté centrale. Les protestataires, qui ont refusé de faire demi-tour, scandaient “des étudiants, pas des terroristes” et tentent de convaincre les forces de l’ordre de céder le passage sur les deux “fronts”.

Les forces anti-émeutes ont fini par recourir au gaz lacrymogène pour dissuader les étudiants de poursuivre leurs chemins. Quelques quarts-d’heure plus tard, la police a également utilisé des canons à eaux.

Plusieurs étudiants ont été interpellés par les éléments anti-émeutes.

Les étudiants ont manifesté ce 7e mardi dans plusieurs villes du pays. A Sidi Bel Abbès, ils ont tenu un sit-in devant le siège du tribunal de la ville, à la Place 1e Novembre. 

A M’sila, ils ont également marché contre le pouvoir en place, exigeant, à travers leurs pancartes et leurs slogans, l’application de l’article 7 de la Constitution et le départ du pouvoir avec tous ses symboles.

Les étudiants d’Oran, Batna, Sétif, Guelma, Béjaïa ont également répondu à l’appel.