ALGÉRIE
12/04/2019 16h:08 CET | Actualisé 12/04/2019 17h:48 CET

Alger: la police use de gaz lacrymogène, des blessés chez les citoyens et les policiers

Les forces anti-émeutes ont fini par réprimer ce vendredi après-midi la marche pacifique contre les symboles du pouvoir en place, à Alger. A la Place Audin, où plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées, plusieurs bombes à gaz lacrymogène ont été tirées par les policiers qui formaient le cordon de sécurité mobilisés à l’entrée du boulevard Mohamed V.

Les tirs de gaz lacrymogène ont créé une bousculade à la rue Henry Dunant (Ex-Mulhouse). Plusieurs personnes ont été blessées ou ont été prises d’un malaise. Elles sont actuellement prises en charge par des secouristes bénévoles.

La police compte également plusieurs blessés dans ses rangs.

Selon des témoins, des jeunes ont répliqué à des jets d’eau chaude par des jets de pierres, avant que les forces de l’ordre n’usent des bombes lacrymogènes à l’intérieur même du tunnel.

Une foule joyeuse venait d’accéder au tunnel. Au chant de “hey viva l’Algérie tatnahaw ga3” et emblèmes flottants en l’air. La procession croyait parvenir au bout quand se produit un mouvement de foule. Ceux qui avait reçu le gaz revenaient sur leurs pas à vives allures.

Bousculades. Les gens tombent par terre d’autres sont au bord de l’asphyxie les quelques mètres qui les séparent de la sortie paraissent interminables. Des gens crient. Les jeunes sortent remontés à blocs et veulent en découdre avec le cordon sécuritaire qui bloquent l’avenue du docteur Saadane. 

Il fallait toute la sagesse des plus vieux et leur ruse pour les empêcher d’aller à un affrontement direct. C’est à ce moment que des cris de rage fusent. “Pouvoir assassin”. Une minute plus tard toute la rue scandait “Al doula khayna wa al cha3b marabi”.

Les plus téméraires décident de rentrer une nouvelle fois au tunnel. “C’est pas avec leur bombes lacrymogènes qu’ils vont nous faire renoncer. Ils partiront tôt ou tard et nous serons là pour les faire partir”

A nouveau les jeunes rentrent au tunnel. Au loin on entend les bombes lacrymogènes exploser à nouveau.