ALGÉRIE
14/06/2019 11h:58 CET | Actualisé 14/06/2019 12h:05 CET

Alger: début de la manifestation de ce 17e vendredi

Le mouvement populaire entame sa 17e semaine. Les Algériens manifesteront une fois de plus dans plusieurs villes du pays pour demander, encore et toujours, le départ du système. Ce 17e vendredi intervient après une semaine marquée par les arrestations de plusieurs ex-ministres et hommes d’affaires, proches de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika et son entourage.

La manifestation, comme d’habitude, a déjà débuté dans la capitale. Les manifestants ont commencé à se rassembler peu à peu durant toute la matinée avant de donner le coup d’envoi de leur marche, peu après 10H30. 

Ils se sont rassemblés à la Grande-Poste, dont les accès sont bloqués par un dispositif sécuritaire habituel. Des fourgons et des longs cordons encerclent l’édifice et confinent les manifestants sur l’esplanade du monument.

Les manifestants scandaient les slogans traditionnels, hostiles au pouvoir. “Le peuple, veut l’exécution du système”, “Pouvoir assassin”, “Gaid Salah, chef de la bande”, scandaient-ils, entre autres.

Ce 17e vendredi intervient un 14 juin, 18 ans après la marche imposante de citoyens kabyles vers la capitale, suite au déclenchement du Printemps noir en Kabylie, une série de manifestations politiques violemment réprimées par les forces de l’ordre.  Le bilan est estimé à 126 morts et plus de 5.000 blessés.

La manifestation intervient aussi au lendemain de la mise sous mandat de dépôt, à la prison El Harrach, des ex-Premier ministres, Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia, ainsi que l’ex-ministre du Commerce, Amara Benyounes.

Quelques jours plus tôt, c’était l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout d’être écroué avec des membres de sa famille.