TUNISIE
29/10/2018 10h:13 CET

Al Joumhouri et Al Badil annoncent leur participation aux prochaines législatives

Si Al Joumhroui a subi une déconvenue aux élections législatives de 2014 n’obtenant qu’un seul siège à l’Assemblée des représentants du peuple et tentera de se relancer, Al Badil, créé en mars 2017, tentera lui, pour la première fois de faire son entrée dans l'hémicycle.

Image de gauche: Facebook/Al Badil, image de droite: Facebook/Al joumhouri

Lors d’un meeting tenu dimanche à Sfax, le secrétaire général d’Al Joumhouri Issam Chebbi a annoncé que son parti participera aux prochaines élections législatives de 2019.

Cette participation se fera à travers des listes propres au parti, sans coalition, a estimé Chebbi, ajoutant qu’Al Joumhouri désignera ou soutiendra un candidat issu de la “famille démocratique” pour l’élection présidentielle.

Présentant une feuille de route pour sortir le pays de “l’impasse politique”, Al Joumhouri appelle à mettre fin au régime né des élections de 2014 via les urnes en 2019 en se basant sur un débat d’idées et de programmes et en écartant les batailles idéologiques et l’argent politique.

Le parti a également appelé à prendre certaines mesures pour la période pré-électorale à venir avec l’instauration d’un gouvernement restreint de 15 ministres afin de faire face à la crise économique et sociale qui touche le pays. Il a en outre lancé un appel à accélérer l’instauration de la Cour Constitutionnelle, à l’adoption de la loi de Finances 2019 ainsi qu’à l’élection des membres de l’ISIE.

 

De son côté, c’est dans un meeting tenu à Ksar Helal, que l’ancien chef du gouvernement Mehdi Jomaâ a annoncé la participation de son parti, Al Badil, aux prochaines échéances électorales.

“Nous sommes prêts et nous disposons des compétences nécessaires ainsi que d’un programme complet et cohérent” a-t-il affirmé ajoutant que son parti est capable de “sortir la Tunisie de sa crise et de réconcilier les Tunisiens avec leur passé et leur avenir”.

Décrivant les différentes crises économiques, sociales et politiques que connait le pays, Mehdi Jomaâ affirme que “la politique c’est du respect, des principes, et des solutions à présenter” évoquant les réformes à apporter.

“Il faudra réformer nos institutions publiques et privées. Nous ne les avons pas aidé à produire” a-t-il indiqué regrettant la mauvaise gestion des prêts et dons accordés à la Tunisie: “Il n’y a eu aucune stratégie, aucun programme, aucun plan” a-t-il affirmé appelant à ce que “chaque compétence soit à sa place, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui”.

A près d’un an des prochaines élections, Al Joumhouri et Al Badil sont les premiers à annoncer officiellement leur participation aux prochaines élections avec deux objectifs différents.

Si Al Joumhroui a subi une déconvenue aux élections législatives de 2014 n’obtenant qu’un seul siège à l’Assemblée des représentants du peuple et tentera de se relancer, Al Badil, créé en mars 2017, tentera lui, pour la première fois de faire son entrée dans l’hémicycle.

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