13/01/2019 12h:19 CET | Actualisé 13/01/2019 12h:19 CET

Akhannouch estime "nécessaire la révision du code des impôts"

Il appelle ses députés à en faire "leur plaidoyer".

RNI

PARTIS - Aziz Akhannouch se dit préoccupé. Dans le cadre de sa tournée dans la région de l’Oriental, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime et président du RNI a déclaré, samedi à Nador, lors de sa rencontre avec la jeunesse de son parti, que ce dernier “suit de près l’évolution du dossier des commerçants”.

Relayé par le site du parti, Akhannouch a précisé que “le RNI a d’ores et déjà tenu des séances de dialogue avec un nombre important d’entre eux depuis la création de l’organisation des commerçants indépendants (RNIstes) à Bouznika”. Et d’ajouter que des commerçants ont également soumis leurs revendications à son parti dénonçant “l’absence de l’écoute” et le fait qu’ils ne soient pas “suffisamment impliqués dans un sujet pourtant vital, pour eux”. 

Si le patron du RNI ne cite pas “le sujet” clairement, ce dernier a fait l’actualité cette semaine au dernier conseil de gouvernement. Il est question de mesures fiscales que les commerçants sont appelés à respecter et ayant suscité des manifestations à travers les régions. Sans faire allusion à cet état des lieux, Akhannouch a estimé, toutefois, “nécessaire que le code des impôts et des douanes soit modifié”, appelant à “un retour à la situation qui prévalait avant l’an 2014”.  

Un communiqué du RNI ajoute que le président du RNI a également demandé aux députés du RNI d’en faire “un plaidoyer parce qu’il est question d’une priorité pour le parti”. Au Parlement, ces députés devront donc présenter des propositions pour “arriver à un consensus”. 

C’est aussi le but que souhaite atteindre le chef du gouvernement, Saad-Eddine El Othmani, qui a fini par annoncer, jeudi 10 janvier, la suspension provisoire des mesures fiscales. Par la voie de leurs syndicats et organisations professionnelles, les commerçants ont exprimé leur colère contre les nouvelles mesures fiscales les contraignant de disposer d’une facturation pour toutes leurs marchandises sans quoi les services de douanes seront en droit de précéder à la saisie. Ils ont manifesté, parfois en gilets jaunes, notamment à Meknès refusant l’application de mesures “aussi contraignantes”.

Face au conflit, El Othmani propose “un échange direct entre les secteurs gouvernementaux concernés et l’ensemble des parties représentant les commerçants”. Il a souligné, à l’occasion, qu’il y “veille personnellement” pour trouver une issue. Et de rappeler que “les nouvelles mesures ne concernent pas les petits commerçants, dont les épiceries et les crèmeries, étant donné qu’ils sont soumis au régime de la déclaration d’impôt forfaitaire”.