ALGÉRIE
21/10/2019 11h:46 CET | Actualisé 21/10/2019 11h:46 CET

Air Algérie : un chiffre d’affaire de 53 Mds de DA, en hausse de 5%

SOPA Images via Getty Images
ORLY AIRPORT, PARIS, FRANCE - 2018/02/18: Air Algerie Boeing 737-800 on the runway at Paris Orly airport. (Photo by Fabrizio Gandolfo/SOPA Images/LightRocket via Getty Images)

La compagnie aérienne nationale, Air Algérie a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 53 milliards de DA, pour l’exercice 2019, soit une augmentation de 5% comparativement à 2018, a annoncé dimanche son PDG, Bakhouche Allèche, lors d’un entretien accordé à l’APS.

″ Nous avons toujours eu un cash-flow positif et nous ne connaissons pas de problèmes de trésorerie majeurs. Contrairement à une idée répandue et fausse, nous avons toujours financé nos investissements sur fonds propres ou par recours à des crédits bancaires que nous avons toujours honorés ”, s’est défendu le PDG d’Air Algérie.

Bakhouche Allèche a reconnu que le réseau domestique “plombait” les résultats de l’entreprise du fait qu’il ne contribue qu’à hauteur de 10% au chiffre d’affaires, alors que presque la moitié de l’enveloppe globale de ses vols sont consacrés à la couverture du réseau intérieur.

Subvention

Le PDG d’Air Algérie a confié que la compagnie aérienne nationale avait connu une “insuffisance” des compensations financières : “Ces dernières années, nous avons souffert de l’insuffisance des compensations financières qui nous sont dues par l’État au titre des sujétions de service public sur le réseau domestique”, a-t-il relevé.

“Je dis bien compensation et non pas subvention. En réalité, l’Etat subventionne l’usager et non pas la compagnie”, a-t-il tenu à préciser.

Marché africain

 Qu’est-ce qui empêche AA à améliorer sa position sur le marché africain ? Pour le patron de la compagnie nationale ce marché était “difficile” lorsqu’on prend en considération “la concurrence, l’importance des coûts d’exploitation et le pouvoir d’achat limité qui y sont associés”.

Ces facteurs “défavorables” sont aggravés, a-t-il poursuivi, par l’absence d’un trafic point à point important entre l’Algérie et l’Afrique en raison de la faiblesse des relations économiques et touristiques entre les deux parties.

Projets

Au sujet du lancement de nouvelles lignes notamment vers la Chine (Shanghai) et les Etats-Unis (New York), le PDG d’AA a tempéré les attentes.  “Les lignes longs courriers ont des coûts d’exploitations très élevés. Vous devez donc vous assurer de recettes importantes tout au long de l’année, notamment au niveau de la haute contribution (classe affaires et first) et du fret, ce que nous ne réussissons pas à faire pour différentes raisons”, a-t-il argué.

D’autant que sur le marché chinois, Air Algérie fait face à  une “concurrence indirecte”, alors que pour la ligne Alger/New York, la compagnie attend l’autorisation des autorités américaines, qui conditionnent cet accord par l’accomplissement de certains préalables, dont l’audit de l’autorité aéronautique algérienne.

“Nous sommes donc en attente de la satisfaction de cette condition”, a-t-il expliqué.