ALGÉRIE
12/12/2015 04h:58 CET | Actualisé 12/12/2015 04h:59 CET

Baisers forcés : l'ex DG d'Air Algérie Montréal "absout" mais inscrit sur le registre des délinquants sexuels

Facebook/bdelaziz.laouar.5

L'ancien directeur général d'Air Algérie à Montréal, Abdelaziz Laouar, reconnu coupable d'agressions sexuelles sur une employée en décembre 2014 a obtenu vendredi une "absolution inconditionnelle", rapportent des médias canadiens.

L'absolution inconditionnelle signifie que son affaire ne sera pas inscrite au casier judiciaire. Mais malgré cette "absolution", M.Louar sera inscrit au registre des "délinquants sexuels" note le Journal de Montréal (JDM).

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Abdelaziz Laouar avait été poursuivi en justice par une employée qui l'a accusé de l'avoir embrassé de force à deux reprises, en mars 2009 et en juillet 2010.

"En mars 2009, après une sortie en tête-à-tête au restaurant, Laouar a embrassé de force son employée avant de se confondre en excuses. Seize mois plus tard, il a récidivé dans son bureau en la coinçant contre un mur et en l’embrassant sauvagement pendant que la femme de 39 ans tentait de le repousser." rapporte le JDM.

Après avoir pris des vacances, note la Presse, la femme a été affectée à son retour à des taches de moindre responsabilité avant d'être congédiée. "Elle a pensé qu'il s'agissait d'une vengeance de M. Laouar." La femme, d'origine algérienne et dont on ne connait que le prénom Sabine, a porté plainte en octobre 2010.

Déclaré coupable en décembre 2014, M.Louar a été licencié par son employeur Air Algérie. Marié, père de trois filles, il gagnait, précise le JDM, "3200 $ par mois et l’entreprise payait son logement, sa voiture et la scolarisation de ses trois filles."

Les parties étaient vendredi 11 décembre 2015 en attente du prononcé de la sentence. Le ministère public réclamait une peine avec sursis alors que les défenseurs de M.Louar réclamaient "l'absolution".

La juge Dominique B. Joly a accordé l'absolution en relevant que "bien que les gestes soient sérieux, ils se situent au plus bas de l’échelle de gravité". La juge a estimé que l'absolution vise à éviter une "conséquence disproportionnée" pour un homme qui "vit des économies accumulées et de la vente d’actifs".

La plaignante dont les relations étaient tendues avec les autres employés se plaint encore aujourd'hui de vivre dans "l'angoisse", de "faire des cauchemars" et "d'avoir perdu la joie de vivre". Malgré "l'absolution", Mr Louar a décidé de faire appel de sa condamnation, précise La Presse.

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