TUNISIE
03/09/2018 15h:13 CET

Aïda Lengliz, une femme à la tête du Club olympique de Kélibia

Ancienne volleyeuse de haut niveau au Club olympique de Kélibia, à l’Avenir sportive de la Marsa (ASM) et à la Zitouna sportif (ZS), Aïda Lengliz revient à son club de coeur, le COK mais cette fois-ci en tant que présidente du club.

La fille de Kélibia, Aïda Lengliz est devenue la première femme à présider le Club olympique de Kélibia (COK), a annoncé le club le 1er septembre.

 

Ancienne volleyeuse de haut niveau au Club olympique de Kélibia, à l’Avenir sportive de la Marsa (ASM) et à la Zitouna sportif (ZS), Aïda Lengliz revient à son club de coeur, le COK mais cette fois-ci en tant que présidente du club en succédant à Jamel Lassoued. 

Diplômée en éducation physique de l’Institut Supérieur du Sport et de l’Education Physique de Ksar Saïd, l’ancienne figure du volley-ball féminin tunisien, enseigne à l’Institut des Hautes Etudes commerciales de Carthage (IHEC). Elle faisait partie du Comité national olympique tunisien en présidant la commission de la solidarité olympique.

Fondé en 1959, le Club Olympique de Kélibia est basé principalement sur le Volley-Ball. Il a remporté plusieurs fois le championnat de Tunisie et a été 4 fois vice-champion de la Coupe d’Afrique des clubs.

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“Cela fait des années déjà que le sport féminin bat de l’aile. Et pour le relancer, il faut bien évidemment qu’une réelle volonté de changement touche l’ensemble du mouvement sportif dans le pays. Pourtant, au niveau des performances, nos filles ne sont pas à la traîne, loin s’en faut! Elles ramènent même la moitié du total des médailles glanées par notre élite à chacune des grandes manifestations internationales. En guise de récompense, on gratifie les associations féminines de budgets squelettiques, de subventions symboliques. Que peut-on bien faire avec une subvention maigrichonne de 5 ou 10 mille dinars? Déjà, au niveau du financement, ce n’est pas le paradis! Ajoutez-y la fâcheuse tendance générale qui voit les grandes associations geler carrément les activités de leurs sections féminines qui faisaient pourtant leur fierté et participaient activement à l’essor de l’élite nationale féminine”, avait-elle affirmé au journal La Presse. 

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Bien que marginalisé et peu médiatisé, le sport féminin tunisien a enfanté des championnes de haut niveau, à l’instar de Azza Besbès, Habiba Gheribi, Raja Toumi, etc. D’autres ont pris leur retraite sportive mais continuent à soutenir leur secteur comme c’est le cas de Aïda Lengliz, Mounira Ben Fadhloun (ancienne présidente de la Ligue nationale de football féminin), Faten Ghattas (ancienne nageuse championne de Tunisie de Natation), Hind Chaouch (ancienne pilote de Ralley), Selima Sfar (ancienne joueuse de Tennis), etc.

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