MAROC
10/08/2018 13h:01 CET

Aïd Al Adha: Le ministère de l'Agriculture réagit aux accusations du parti marocain libéral

Il qualifie d'"absurde" le contenu du rapport du parti sur des malversations financières.

ABDELHAK SENNA via Getty Images

DÉMENTI - Le rapport du parti marocain libéral (PML) n’a pas laissé le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime indifférent. Accusant clairement ce dernier ainsi que des organismes sous sa tutelle “de détournements de deniers publics” au cours de la mise en place des mesures liées aux préparatifs de l’Aïd Al Adha, ce rapport a amené le département de Aziz Akhannouch à réagir par un communiqué publié ce vendredi 10 août. Il y exprime son étonnement de “constater des données erronées et illogiques et sa volonté d’éclairer l’opinion publique en apportant des précisions sur l’opération de l’Aïd Al Adha”. 

Et en premier, le département dément l’existence d’une quelconque transaction financière entre la Chambre de l’agriculture et la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (Fiviar), ni avec les associations qui y sont affiliées. Ce qui réfute l’affirmation contenue dans le rapport du PML dans lequel ce dernier  estime à plus d’un million de dirhams le montant de “transactions” qui auraient été effectuées, selon lui, “par la Chambre de l’agriculture de Benslimane (région de Casablanca-Settat) au profit d’associations de la Fiviar” en 2014 via un compte bancaire. 

Le PML a d’ailleurs saisi le ministère public, d’après ce rapport, pour ouvrir une enquête. En attendant, le ministère de l’Agriculture qualifie ce montant d’“incroyable” et le contenu du rapport d’“absurde”.

D’autres accusations de détournement toujours portées par le PML concernent, par ailleurs, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA). Le parti de Mohamed Ziane l’accuse de surestimation des prix des boucles jaunes ayant servi de moyen de traçabilité des moutons. Le coût d’achat de ces boucles aurait été de “24 millions de dirhams pour 6 millions de boucles”, or, “le prix d’une boucle à l’unité ne peut dépasser 0,50 centimes”, souligne ce rapport.

Si le département de Akhannouch ne dément pas le montant du budget, il précise, cependant, que le prix de la boucle dans ce rapport relève de l’“imaginaire”. Et de préciser que les boucles dont il est question sont soumises ”à des critères et des standards attestant de la qualité et à des certificats vétérinaires et descriptions enregistrées auprès des douanes”. La même source ajoute que le budget inclut “non seulement l’acquisition des boucles mais aussi la mise en place des systèmes de traçabilité, de recensement du cheptel et d’inventaire des éleveurs”.

Fustigeant ces “allégations”, le ministère estime que le rapport du PML vise à “réduire les efforts consentis dans le cadre de cette opération” par le département et ses partenaires.