ALGÉRIE
23/07/2019 14h:34 CET | Actualisé 23/07/2019 14h:51 CET

Ahmed Taleb Ibrahimi : Pour une commission indépendante et souveraine et rejet des “rafistolages”

Getty Editorial

Le dr Ahmed Taleb Ibrahimi n’acceptera pas de faire partie d’une commission de dialogue que si elle est “indépendante et souveraine” et il a appelé clairement le pouvoir à donner des gages réels de sa volonté d’entendre l’appel des Algériens et notamment des jeunes. 

Dans un communiqué publié aujourd’hui, en réaction à l’invitation du forum civil à prendre part à sa liste des sages proposée pour mener le dialogue et la médiation, Taleb Ibrahimi a clarifié les conditions de sa participation à une éventuelle commission de dialogue nationale. Il a particulièrement insisté sur l’impératif que le pouvoir prenne  acte de l’ampleur de la crise de “confiance” qui ne peut être résolue par des solutions de rafistolage.

“ll existe une réelle crise de confiance entre les gouverneurs et les gouvernés qui a débouché sur la rupture du 22 février”.  Cette rupture, poursuit Taleb Ibrahimi, a engendré une “prise de conscience réelle chez les jeunes qui refusent toute solution de bricolage”. Ce diagnostic succinct et clair de la crise pousse l’ancien ministre des affaires étrangères à penser que seule “ “vraie volonté politique” dépassant les situations circonstancielles est à mesure de  répondre aux “revendications politiques et sociales susceptibles d’apaiser les esprits”.  

Pour Ahmed Taleb Ibrahimi, cette commission de dialogue ne peut être “utile et efficace” que si elle est “indépendante et souveraine” pour aider à construire “une consensus national sur la meilleure formule pour concrétiser les revendications” de changement radical portées par la révolution du 22 février.  

 

Pour rappel, Le “Forum civil pour le changement”, présidé par Abderrahmane Arrar, avait proposé le 17 juillet une liste de 13 personnalités dont Ahmed taleb Ibrahimi pour mener la médiation et le dialogue de sortie de la crise politique actuelle.

 

M. Arrar avait expliqué alors que les 13 personnalités ont été choisies pour leur “prolongement avec le hirak” et leur “acceptation par le pouvoir et la population”. Ces personnalités, a-t-il ajouté, ne sont également pas impliqués dans des affaires de corruption, n’ont pas été lié au régime de Abdelaziz Bouteflika et n’ont aucune ambition politique.