ALGÉRIE
28/02/2019 12h:35 CET | Actualisé 28/02/2019 12h:54 CET

Ahmed Ouyahia brandit le scénario syrien contre les manifestants

NurPhoto via Getty Images

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia continue de faire le parallèle entre les manifestations pacifiques contre le 5e mandat dans plusieurs villes en Algérie et le Printemps arabe. Cette fois-ci, ce jeudi 28 février, il a plutôt fait référence à la “révolution en Syrie” en 2011, où “les citoyens ont aussi offert des roses aux policiers”.

Le  SG du RND clôturait la présentation de la politique générale du gouvernement, dont il est le Chef, à l’APN. Il a profité de son intervention pour commenter encore les manifestations contre le 5e mandat du président Bouteflika, qui ne cessent de gagner de l’ampleur à travers le pays.

“Depuis une semaine, j’ai dit que nous sommes heureux que ces manifestations soient pacifiques et elles sont un droit constitutionnel”. “Nous sommes confiants en les enfants de l’Algérie mais nous avons peur des manipulations et des manœuvres”.

Ahmed Ouyahia a d’abord rappelé les événements de 1991 qui ont précédé la décennie noire. “Je vous rappelle 1991, c’était comme aujourd’hui. Je lis maintenant qu’il y a un appel à la grève, je rappelle la grève de 1991”, a-t-il déclaré.

Le Chef du gouvernement a notamment souligné le caractère “anonyme” des appels à manifester, évoquant, sans surprise, les “milieux étrangers”.

“Je ne parle pas pour faire peur au peuple, non, je ne parle pas pour exploiter le passé”, a renchéri Ouyahia avant d’évoquer la guerre civile en Syrie en 2011, où des citoyens ont offert des roses aux policiers”. “C’est beau, mais je rappelle qu’en Syrie, ça a commencé aussi avec les roses”.