TUNISIE
07/05/2018 09h:52 CET | Actualisé 07/05/2018 09h:55 CET

Agression policière choquante après un match de basket à Radès (VIDÉO)

“J’ai frôlé la mort” raconte une des victimes de l'agression policière.

Publiée durant la soirée du samedi 5 mai 2018, une vidéo a enflammé la toile et suscité l’indignation des internautes. La scène est frappante: Une course poursuite entre deux jeunes hommes, des policiers bras et matraque en l’air. En effet, quelques dizaines de secondes ont suffit pour décrire l’atrocité de l’agression.

L’un des deux jeunes hommes s’est fait mettre à terre, ils l’ont matraqué, roué de coups. D’après des internautes, un des jeunes s’est fait même arraché les cheveux.

L’agression s’est déroulée dans une ruelle à la ville de Radès, peu après un match de la finale du championnat de Tunisie de Basket-Ball entre l’Etoile sportive de Radès et l’Union sportive Monastirienne.

Sauvagement tabassé par les policiers, l’activiste Aly Bouzwida Ben Ammar a livré son témoignage et raconté les faits dans un long post publié sur page Facebook. Encore sous le choc, ce dernier a dévoilé les circonstances de l’affreuse scène. “J’ai frôlé la mort” a-t-il dit en essayant de digérer ce qui lui est arrivé.

Aly a indiqué qu’après avoir assisté au match de basket, il est retourné chez lui. Peu après, il reçoit un appel de son ami pour l’informer que “son père est introuvable, son téléphone est éteint, et il n’y a aucune nouvelle de lui”. Sorti à sa recherche, Aly dit avoir été attaqué gratuitement par la police. “J’étais suivi par 15 ou 20 policiers” a-t-il ajouté en précisant que son agression a duré plus de 15 minutes. Entre insultes, coups de matraque, Aly a vécu des moments terribles entre les mains des policiers. 

“Je ne vais pas céder mon droit” a-t-il martelé. Et de conclure que: “si Omar a trouvé la mort parce qu’il n’a pas su nager, moi j’ai failli mourir parce que je ne sais pas courir”.

Le ministère de l’Intérieur a pour sa part publié un communiqué au sein duquel il justifie cette agression pointant du doigt des supporters qui auraient “jeté des pierres sur les policiers” blessant 6 policiers.

 

Cet incident vient ajouter une nouvelle couche dans la longue liste d’incidents de violence policières dont le plus récent est celui d’Omar Labidi, un supporter du Club Africain. Ce dernier a trouvé la mort en se noyant au niveau de Oued Meliane aux alentours du stade olympique de Radès, le 31 mars 2018 après un match du championnat national de football. 

D’après certains témoignages, Omar aurait été poussé par un policier dans la rivière. Une enquête a été ouverte.

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