03/03/2016 14h:46 CET | Actualisé 08/03/2016 11h:23 CET

Africa Internet Group fait la part belle au e-commerce marocain

cyano66 via Getty Images
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WEB – 225 millions d’euros. C’est le montant sécurisé par Africa Internet Group (AIG), société mère du premier site e-commerce marocain Jumia, auprès de la multinationale sud-africaine MTN (Mobile Telecommunication Networks), la société internet allemande Rocket Internet, le groupe international français spécialisé dans l’assurance AXA et la banque d’investissement américaine Goldman Sachs, d’après Jeune Afrique.

Un montant qui prend en compte les 75 millions d'euros investis par AXA en février dernier.

L’objectif est de soutenir la croissance de Jumia et des sites de e-commerce d’Afrique Internet Group (AIG): Kaymu, Hellofood et Lamudi, entre autres. Un investissement qui se porte garant d'"une flexibilité stratégique essentielle pour soutenir nos efforts", ont déclaré à l’unisson Sacha Poignonnec et Jérémy Hodara, fondateurs et co-PDGs de Jumia et AIG.

"Nous croyons que la combinaison de partenaires stratégiques et de l’expertise démontrée de gestion positionnent l’entreprise (AIG, ndlr) de manière unique afin de jouer un rôle de premier plan dans le développement de l’économie en ligne de l’Afrique", a pour sa part déclaré Jules Frebault, gestionnaire de portefeuilles chez Goldman Sachs, cité dans le communiqué de AIG.

Au Maroc, le e-commerce a le vent en poupe

Les grandes surfaces n’ont plus le monopole des consommateurs marocains – ou e-consommateurs, devrions-nous plutôt écrire. En 2014, les internautes (dont le nombre est estimé 17,3 millions, soit 56.8% de la population selon l’Agence nationale de réglementation des télécommunications) ont dépensé en ligne 24.09 milliards de dirhams, indique la Fédération nationale du e-commerce au Maroc (FNEM).

Si l’essor du e-commerce est en partie dû à la démocratisation de la 3G et, depuis peu, de la 4G, le Plan Maroc numeric 2013 n’en reste pas moins un bon levier de croissance. Chapeauté par le ministère de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, ce plan a été initié en 2009 pour positionner le Maroc au sein des pays émergents dynamiques dans les technologies de l’information et de la communication.

Il a notamment contribué à la multiplication des sites marchands et des services gouvernementaux en ligne (trésorerie générale, administration des douanes et impôts indirects). Les profils des principaux acteurs du e-commerce marocain s’articulent principalement autour des petites et moyennes entreprise (50%), des très petites entreprises (14%), des associations (6%) ou encore des agences gouvernementales (2%).

Le label e-thic@ des sites marchands, qui s’impose comme une charte de confiance, a également été instauré dans le cadre du Plan Maroc numeric 2013, en collaboration avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Le but? Rassurer les internautes, promouvoir le recours au e-commerce et sécuriser le paiement en ligne. Les premiers sites de e-commerce ont été labélisés e-thic@ en janvier 2014.