MAROC
18/10/2019 17h:58 CET

Afghanistan: Un attentat contre une mosquée fait 62 morts

Un bilan qui pourrait encore s'alourdir.

Parwiz Parwiz / Reuters
Des hommes transportent un blessé à l'hôpital après l'explosion d'une bombe dans une mosquée à Jalalabad, en Afghanistan. REUTERS/Parwiz

TERRORISME - Une attaque terroriste a visé, ce vendredi, une mosquée dans la province de Nangarhar, à l’est de l’Afghanistan, lors de la grande prière. “Le bilan de l’attaque contre la mosquée est monté à 62 morts et 33 blessés”, a déclaré aux médias le porte-parole du gouverneur de la province de Nangarhar, Attaullah Khogyani.

Selon l’AFP, cette mosquée peut abriter environ 700 musulmans au cours des prières. Et selon l’estimation d’un habitué, au moins 350 fidèles étaient sur place au moment de l’attaque. “Des explosifs qui avaient été placés à l’intérieur de la mosquée ont été déclenchés”, a révélé le porte-parole du gouverneur de la province, plus tôt dans la journée.

Aucun groupe n’a revendiqué l’attentat, pour le moment. Les Talibans et le groupe “Etat islamique” (EI), qui sont en conflit, sont implantés dans le Nangarhar, province frontalière du Pakistan.

Comme le rapporte l’AFP, les attaques ”à caractère confessionnel” sont rares dans ce pays à majorité sunnite. Cependant, l’EI a revendiqué, en août dernier, un attentat kamikaze contre une cérémonie de mariage chiite qui a fait au moins 63 morts à Kaboul, ainsi qu’une attaque contre une mosquée chiite à Ghazni en juillet.

En mai dernier, un imam réputé de confession sunnite et un fidèle ont aussi été tués dans un attentat à la bombe visant une mosquée de Kaboul, rapporte la même source. 

Le pays s’enfonce dans la violence

Cette nouvelle attaque a eu lieu au lendemain de la publication d’un rapport de la mission des Nations unies déplorant la situation en Afghanistan qui continue à s’enfoncer dans une violence “totalement inacceptable”. Ainsi, un nombre de victimes “sans précédent” depuis plus d’une décennie a été enregistré au troisième trimestre de l’année, précise le rapport. Environ 1174 civils ont été tués et 3.139 blessés entre le 1er juillet et le 30 septembre, selon des données établies par la mission onusienne.

“Il s’agit du plus grand nombre de victimes civiles enregistré (...) au cours d’un seul trimestre” depuis 2009, déplore le rapport, en imputant cette hausse aux pertes civiles provoquées par “les éléments anti-gouvernementaux”.

Le mois de juillet est considéré comme étant le plus meurtrier de l’année, avec 425 civils tués.