MAROC
26/10/2018 16h:22 CET | Actualisé 10/10/2019 18h:28 CET

Affaire Khashoggi: Le procureur général saoudien attendu dimanche en Turquie

Erdogan a mis l'accent sur la nécessité de divulguer l'identité du citoyen turc qui a fait disparaître le corps du journaliste.

Associated Press

INTERNATIONAL - Le procureur général saoudien effectuera une visite officielle dimanche en Turquie, durant laquelle il rencontrera son homologue turc à Istanbul dans le cadre de l’enquête sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, a annoncé, vendredi, le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Lors d’une réunion élargie à Ankara avec des présidents des branches du Parti de la Justice et du Développement (AKP, le parti au pouvoir), le président turc a invité Riyad à répondre à des questions d’une grande importance dans la conduite de l’enquête sur le crime.

Les responsables turcs ont dévoilé aux personnes voulant savoir ce qui s’est réellement passé les informations et les documents en leur possession en conservant les originaux, a indiqué M. Erdogan, ajoutant que ces documents ont été également remis aux responsables saoudiens. Le président turc a, dans ce cadre, mis l’accent sur la nécessité de divulguer l’identité du citoyen turc auquel le corps de feu Khashoggi a été remis pour le faire disparaître, comme l’a déclaré le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel Al-Joubeir.

“Si vous voulez élucider le mystère, les 18 individus arrêtés représentent l’axe central de notre coopération”, a insisté Erdogan, réitérant la demande de les extrader vers la Turquie pour y être jugés “puisque l’incident a eu lieu au consulat de l’Arabie saoudite à Istanbul”.

S’agissant de la crise en Syrie, le président turc a affirmé qu’Ankara n’a pas l’intention de s’engager dans un conflit avec qui que ce soit, mais s’est fixé pour seul objectif d’éliminer les menaces qui la ciblent. La Turquie, qui a brisé ″le corridor terroriste” en Syrie, ne peut jamais accepter l’émergence de nouveaux foyers car pour elle, ces régions constituent des lignes rouges.

La Turquie qualifie de “corridor terroriste” la bande de territoires contrôlés par des groupes kurdes dans le nord de la Syrie et de l’Irak à la frontière turque.