MAROC
25/06/2019 17h:35 CET

Affaire Khadija: Nouveau report du procès du viol collectif et séquestration

Il s'agit du troisième report du procès en 2 mois.

STRINGER VIA GETTY IMAGES

JUSTICE - Nouveau report pour le procès des douze jeunes hommes, âgés de 19 à 29 ans, accusés d’avoir séquestré et violé collectivement la jeune Khadija, âgée de 17 ans au moment des faits, il y a près d’un an. Deux des prévenus n’ayant toujours pas d’avocats, l’audience a été de nouveau renvoyée au 9 juillet prochain, souligne l’AFP.

En août dernier, l’affaire de la jeune Khadija avait défrayé la chronique après la diffusion d’une vidéo où elle raconte, visage flouté, les horreurs infligées par plusieurs hommes de son village d’Oulad Ayad, près de Beni Mellal. Elle dévoilait alors des tatouages, brûlures de cigarettes et autres sévices qui marquent son corps. Si cette affaire avait suscité l’émoi général au Maroc comme à l’étranger, les proches des prévenus affirment de leur côté que la jeune fille ”était avec les garçons de son plein gré”, accusant l’adolescente de coup monté.

J'attends que ça se termine pour rétablir la vérité et pour me faire détatouerconfie Khadija à l'AFP, à la sortie du tribunal.

Le 21 mai dernier, le procès ouvert depuis mi-avril avait déjà été reporté au 25 juin, quelques minutes à peine après l’ouverture de l’audience au tribunal de première instance de Beni Mellal, suite à une demande des avocats de la défense et celui de la victime, qui s’est portée partie civile. Les 12 accusés ont été interpellés dans le cadre de cette affaire, ainsi qu’un treizième jugé séparément à huis clos, son dossier ayant été disjoint car il était mineur au moment des faits.

Inculpés pour “traite d’être humain”, “viol”, “constitution d’une bande organisée” ou “enlèvement et séquestration”, les mis en cause étaient menottés et placés sous surveillance de la police, dans la salle d’audience, précise l’AFP ajoutant que “la victime s’est présentée au tribunal une main couverte par un gant noir pour cacher ses tatouages que ses avocats veulent utiliser comme preuve de ses accusations”.