MAROC
21/05/2019 14h:36 CET

Affaire Khadija: Le procès du viol collectif et séquestration à nouveau reporté

Pour permettre aux avocats des deux parties de mieux préparer le dossier.

STRINGER

JUSTICE - Le procès des douze hommes accusés de séquestration et viol collectif sur la jeune Khadija, une adolescente de 17 ans, a été reporté peu après l’ouverture de l’audience ce mardi matin au tribunal de première instance de Beni Mellal, suite à une demande des avocats de la défense et celui de la victime, qui s’est portée partie civile. Une requête acceptée par le juge qui reporte l’affaire au 25 juin, selon l’avocat de la jeune fille, Me Ibrahim Hachane à l’AFP. 

Marqué par plusieurs reports et contestations, le procès fleuve de la jeune Khadija n’est pas prêt de se terminer. Après avoir été confrontée à 13 suspects au tribunal, le 17 janvier dernier, lors d’une audience qui a duré près de 5 heures, la victime et sa famille attendaient une prochaine date de procès pour que l’affaire avance. Ce mardi, quelques minutes après le début de cette nouvelle audience au tribunal de Beni Mellal, Khadija voit à nouveau son procès reporté au mois prochain, sur demande des avocats des deux parties. Une décision voulue pour “mieux analyser le dossier qui est très volumineux” précise au HuffPost Maroc une source juridique proche du dossier.  

L’histoire, tristement célèbre, de la jeune fille violée et séquestrée par plusieurs individus âgés de 19 à 29 ans pendant plusieurs mois, a ému le Maroc et la communauté internationale. En août dernier, c’est face à la caméra, visage flouté, que Khadija lève le voile sur les horreurs infligées par ces hommes de son village d’Oulad Ayad, près de Beni Mellal, et montre les brûlures de cigarettes, tatouages et autres sévices qui marquent son corps. 

Les accusés comparaissent alors devant la chambre criminelle de la cour d’appel de Beni Mellal, qui les jugera en première instance, au cours de plusieurs procès, pour “traite d’être humain”, “viol”, “constitution d’une bande organisée” ou “enlèvement et séquestration”. La “traite d’être humain” est passible d’une peine maximale de 30 ans, rappelle l’avocat de la victime à l’AFP. Un autre prévenu sera jugé séparément à huis clos le 11 juin, son dossier ayant été disjoint des autres puisqu’il était “mineur au moment des faits”, précise la même source.