ALGÉRIE
30/06/2018 14h:23 CET | Actualisé 30/06/2018 15h:10 CET

Affaire de la cocaïne, corruption, limogeage du DGSN : Inquiétudes et mises en gardes des partis politiques

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Affaire de la cocaïne, les scandales de corruptions, limogeage du DGSN, les démentis d’implication dans ces affaires qui fusent des institutions, autant d’éléments qui font craindre le pire à la classe politique algérienne.

Le front des forces Socialistes (FFS), le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et la coordination des partis et personnalités politique baptisée Mouwatana ont tous tiré la sonnette d’alarme ce week-end pour dire que la situation du pays avait atteint un seuil critique. 

Dans son communiqué commentant le limogeage du patron de la police nationale, le général Abdelghani Hamel, le RCD parle ouvertement de “règlement de compte dans le sérail” qui font craindre le pire. Pour lui, nul doute. “L’opinion est désemparée et ne retient de ce nouveau feuilleton qu’un règlement de comptes dans le sérail pour livrer le pays à un clan ou à un autre, y compris par la violence, à la veille du plus important rendez-vous électoral constitutionnel du pays.”, affirme le RCD.

De son côte le FFS évoque des scandales à répétition sans les citer nommément. Ali Laskri, membre de l’Instance présidentielle du parti, a déclaré que les derniers scandales de corruption ont révélé une fois de plus “la déliquescence des institutions”, alertant sur les conséquences dramatiques auxquelles aboutirait le 5e mandat. 

Pour Mouwatana, l’affaire de la cocaïne a révélé au grand jour le degré “du délabrement des institutions sous le règne de M. Bouteflika”. La coordination affirme qu’aujourd’hui “ce n’est plus le régime seulement qui est menacé d’effondrement mais l’Etat en entier”. Le risque, souligne la coordination, “est que les règlements de compte débordent en faisant payer les seconds couteaux et les innocents.”

Autant d’analyses, de critiques et de mises en gardes qui amènent les partis et personnalités politiques de marquer leur opposition à un 5e mandat et de réclamer, encore une fois, l’organisation d’élections, ouvrir la voie à une période transitoire susceptible de ramener le pays à la stabilité et permettre la refondation de l’Etat. 

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